Après le sacre de l’Etoile : Une paire gagnante, une autre… oubliée !





Les dirigeants de l’Etoile vivent ces derniers jours sur un nuage et c’est tout à fait compréhensible. Pour leur première saison à la tête du club, ils remportent le titre de champion. Cependant, l’euphorie de la victoire ne doit nullement leur faire oublier ou ignorer ceux qui ont contribué à ce succès.


 


Moëz Driss, le président, et Jalel Krifa, son bras droit, ont beaucoup bossé et donné au club durant toute une saison. Ils ont le droit de recueillir la reconnaissance du public étoilé car ils ont été à la base de ce précieux sacre. Personne ne peut contester leur réussite et leur manière de travailler car le résultat est là pour faire taire tous les détracteurs. Cependant, la liesse au sein du comité directeur et du public ne doit pas leur faire oublier, Driss en tête, que cette réussite a également été le fruit de plusieurs années de travail qui ont fait de l’Etoile, malgré son statut de… Poulidor, une équipe capable de remporter le titre de champion et de dominer le football tunisien. Durant toutes ces années, Othman Jenayeh s’est donné corps et âme pour faire de l’ESS ce qu’elle est aujourd’hui. Mis à part la richesse de l’effectif et le métier du staff technique qui a été engagé par Jenayeh avant son départ, il y a lieu de parler des structures et de l’infrastructure du club avec un centre de formation qui n’a pas manqué de fournir de jeunes joueurs de talent qui font déjà le bonheur de l’Etoile après une seule saison passée avec les seniors.


Tous ces acquis ont été le fruit de longues années de sacrifices et Moëz Driss, a su les exploiter pour mener l’équipe à bon port. A présent, on va longtemps parler d’un nouveau duo à l’Etoile: Driss-Krifa, et c’est tout à fait logique. Mais le bon sens impose le respect des autres et un minimum de reconnaissance envers ceux qui ont tout donné pour le bien de l’Etoile. La paire Jenayeh-Douik a fait des merveilles à la tête de l’équipe et ne peut être aussi facilement oubliée. Driss a le droit de réclamer «sa part» dans la réussite de son club, mais un mot gentil et reconnaissant à l’égard de ceux qui le méritent ne peut pas dévaloriser le travail accompli par l’actuel président qui, malheureusement, a eu deux occasions pour le faire, sur T7 et Hannibal, mais ce sont uniquement quelques joueurs qui ont eu une pensée pour Jenayeh et Douik à qui on souhaite un prompt rétablissement. D’autres occasions se présenteront à Driss pour se rattraper et nous souhaitons le voir réparer un oubli dû, peut-être, à l’euphorie du titre.


 

Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com