E.S.T. : Les certitudes de Duguépéroux





Fort d’une longue expérience d’entraîneur, Jacky Duguépéroux ne cesse de rappeler


à ses joueurs de se donner à fond lors de cette finale de Coupe pour multiplier les chances de réussite.


 


Une finale  de Coupe se prépare-t-elle d’une manière particulière ?


Une finale c’est avant  tout une grande fête où l’enjeu est de taille car il n’y a pas de match retour. Le public espérantiste vit à l’heure de la finale depuis le début de la semaine et sa présence massive aux entraînements prouve bien l’intérêt qu’il porte à ce rendez-vous. En tout cas, l’Espérance est un habitué des finales et changer la préparation n’est pas du tout indiqué vu que l’équipe marche bien depuis quelques semaines. Je pense que l’essentiel pour nous c’est d’évoluer à notre meilleur niveau, voilà tout.


 


Les organisateurs viennent de désigner un arbitre espagnol pour ce rendez-vous. Quel commentaire feriez-vous à ce sujet ?


Tout ce que je sais, c’est que l’Espérance n’a pas été favorisée par les arbitres locaux même si on dit que les grands clubs sont souvent privilégiés. Maintenant que l’arbitre soit Tunisien ou Espagnol, mes joueurs doivent se montrer lucides et efficaces sur le terrain.


 


Quel commentaire feriez-vous à propos du CAB ?


Il est dans une dynamique de victoires, il revient en force et il est  en pleine confiance. Son attaque marque beaucoup de buts et c’est suffisant pour prendre cette équipe très au sérieux. En tout cas, mes joueurs sont déjà avertis.


 


Vous pensez certainement à la finale 2005 perdue par l’EST face à l’ESZ?


Oui mais aussi au dernier Marseille-Sochaux. La finale de la Coupe de France a beaucoup de similitudes avec la nôtre du 2005. En effet, les  Phocéens qui étaient favoris ont battu les Sochaliens (4-2) en Championnat,  étaient classés seconds et visaient la Ligue des Champions d’Europe. Et finalement la victoire est revenue aux challengers. Alors, méfiance !


 


Quel remède préconisez-vous pour éviter le même sort ?


Il faut  respecter l’adversaire et jouer sans relâche avec un respect des consignes. Car une finale, ça se gagne et seul le vainqueur sera heureux.


 


Quelle expérience possédez-vous dans les finales en tant qu’entraîneur?


J’ai livré trois finales : une perdue face au PSG (0-1) et deux gagnées contre Bordeaux (2-1) et Caen (2-1). Mais je peux vous assurer que la finale est le match le plus facile à préparer pour un entraîneur, car les joueurs sont automatiquement motivés et chacun cherche à monter sur le podium au coup de sifflet final.


 


Comment jugez-vous le comportement de vos joueurs ces derniers jours ?


La lutte pour les places de titulaires a été très serrée. Tout le groupe s’est donné à fond et il n’a pas été facile d’arrêter la liste des éléments convoqués pour ce match car il fallait éliminer hier cinq joueurs.


 


Allez-vous opter de nouveau pour le 4-5-1 utilisé en demi-finale face à l’USM et bien avant contre le CA ?


Le 4-5-1 n’a jamais fait partie de mes plans. Aboucherouane et Teyeb sont, à ma connaissance, des attaquants et évoluent au même niveau qu’Eneramo ou Letifi. Quand on a gagné face aux Monastiriens, personne n’a critiqué les choix tactiques. Cela dit, vous allez découvrir les options à l’entame de la finale.


 


Etes-vous un adepte des pronostics ?


Non. Un match se joue sur le terrain et malgré toutes les prévisions et les précautions, il se passe parfois des choses que personne n’attend. Alors ?!


 


Quelle serait, selon vous, la part d’un entraîneur dans la victoire et dans la défaite de son équipe ?


Un pour cent si elle gagne et quatre vingt-dix pour cent si elle  perd. Notre métier d’entraîneur est fait de la sorte et on compose avec.


 


Connaissez-vous l’entraîneur du CAB, Mokhtar Tlili ?


Je le connais comme tous les autres collègues dans le Championnat tunisien.


 


Quel serait l’ultime conseil que vous donneriez à vos joueurs avant de fouler le gazon du stade de Radès ?


Qu’ils se donnent à fond pour ne pas avoir de regrets plus tard. Et le résultat suivra, je l’espère. Je sais qu’on a battu les Bizertins à El Menzah (4-1) mais je sais aussi qu’un match ne ressemble jamais à un autre. Et bien malin celui qui pourra deviner le scénario de cette finale.


 


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com