Ateliers : La formation à l’honneur…





Le directeur du théâtre El Hamra et du Centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales a tenu, hier matin, une conférence de presse dans laquelle il a dressé le bilan, a priori satisfaisant, du programme de formation des ateliers des arts dramatiques qui se tiennent à El Hamra du 14 au 26 mai.


 


Il y a six ans, déjà, depuis que Ezzeddine Gannoun, fondateur en 1985 du théâtre El Hamra, homme de théâtre, metteur en scène, auteur et formateur international, a réuni un groupe d’amis artistes et partenaires à Tunis autour d’un rêve.


C’est chose faite, car ce rêve devient réalité. Les ateliers sont là. Mais reste à assurer la continuité d’une formation d’adhérents de divers pays africains dont notamment la Tunisie. Et c’est là que le bât blesse et que la tâche devient de plus en plus difficile. Gannoun, aidé de Toubel, compte aujourd’hui, pour ce qui est du programme de formation, sur l’association de plusieurs compétences, artistes émérites et compagnons de route qui prennent à bras le corps ce projet. On note la participation de Raja Farhat et de Alia Sellami, dans ce sens.


Il s’agit en effet de dispenser aux jeunes professionnels des métiers du théâtre une formation et surtout de les aider à connaître de près le terrain artistique, encore impitoyable dans le monde arabe et africain.


Gannoun a dressé un tableau riche en activités du centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales qui a vu le jour en mars 2001.


Un petit rappel historique donné par notre interlocuteur a ravivé nos mémoires quant aux principaux degrés de la formation dispensée par le  centre dans différentes disciplines, dont l’art du comédien, la mise en scène, la scénographie, chorégraphie, lumière, musique, costumes, maquillage et régie. Voire même le management et la direction des institutions théâtrales, la communication et la critique théâtrales.


Il faut dire que certains volets de cette formation ne sont pas encore entrés en vigueur, «faute de moyens» nous fait comprendre Gannoun. Côté financement, le directeur du CAAFRT, nous confie qu’il compte sur le bon vouloir des ONG et prochainement, paraît-il, sur la subvention du ministère de tutelle qui tarde à venir.


Gannoun a, par la suite, passé en revue les différentes activités que comporte le programme de formation qui se tient du 14 au 26 mai.


Raja Ben Ammar dirige en effet  l’atelier «l’affect du corps» qui aide les participants à prendre contact avec leur corps et à se réconcilier avec leur humanité.


Alia Sellami dirige l’atelier de la vocalise. Quant à Ezzeddine Gannoun, lui, il dirige «Les mots du corps». Et des mots, il en a  certainement. Des mots qui servent de remède contre les maux qui consument de l’intérieur notre théâtre arabe et africain...



Cela on le verra dans la pratique, ce samedi 26 mai lors d’une séance «démonstration publique des travaux».


 


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com