Le vice-Premier ministre russe : Le bouclier anti-missile U.S. est une relique de la guerre froide





« Protégé » de Poutine, candidat à la Présidentielle, le vice-Premier ministre russe, Sergei Ivanov attaque le plan de bouclier anti missile US en Europe de l'Est.


 


Le Quotidien-Agences


Le vice premier ministre Sergei Ivanov a violemment critiqué un traité sur les armes entre l'US – l'ex Union Soviétique  au cours


d ‘une conférence  pendant laquelle il a abordé différents problèmes dont la sécurité mondiale, conférence qui est apparu comme une présentation de sa plateforme de campagne électorale.


«On ne peut accepter cela lorsqu'on se place à un certain niveau d'expertise. Le radar que les US ont l'intention de déployer sera capable de scanner l'espace aérien jusqu'aux montagnes de l'Oural.» « Une épée plus efficace peut être trouvée pour chaque bouclier», a -t-il dit.


Selon Ivanov, la Russie ne va pas construire de système stratégique anti-missile comparable mais prendra des mesures adéquates en réponse. Poutine, et d'autres fonctionnaires russes ont déjà dit que la Russie avait des missiles capables de percer tout système potentiel de défense anti-missile et qu'ils allaient développer des armes encore plus performantes.


Ivanov a aussi critiqué le traité sur les forces nucléaires à moyenne portée signé en 1987 par le dirigeant soviétique Mikhail Gorbachev et le président US Ronald Reagan. Il permettait d'éliminer toute une série de missiles de moyenne portée alors déployés en Europe.


Ivanov a qualifié le traité de « relique, un vestige de la Guerre Froide » disant que des douzaines de nations ont développé des missiles à portée intermédiaire depuis la signature de ce pacte, et que beaucoup d'entre eux sont situés à proximité des frontières de la Russie. Il n'a pas précisé si la Russie déciderait de quitter le traité.


Ivanov a aussi soutenu la décision de Poutine de suspendre la participation de la Russie à un autre Traité en Europe datant de la Guerre Froide, celui de 1990 sur les forces conventionnelles qui limite le nombre d'avions de combat, de tanks et d'autres armements lourds en Europe. Poutine a décidé de cette suspension après que l'OTAN ait refusé de ratifier une version amendée du traité à cause des différences portant sur le retrait des troupes soviétiques de Géorgie et de Moldavie.

« Nous ne respecterons pas nos obligations tant que les autres ne commenceront pas à le faire », a dit Ivanov.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com