Irak : La Maison-Blanche étudie une éventuelle réduction de 50% des effectifs





Les hypothèses sur lesquelles travaille la Maison-Blanche tendraient également à réduire considérablement la mission du contingent américain qui a perdu hier encore trois des siens portant à 93 le nombre des GI’s tués en mai.


 


Le Quotidien-Agences


La Maison-Blanche travaille sur plusieurs hypothèses de réduction du nombre de soldats américains déployés en Irak pouvant aller jusqu'à une diminution de 50% l'année prochaine, a rapporté le New York Times sur son site internet.


Le journal, citant de hauts responsables américains anonymes, souligne que les effectifs américains en Irak pourraient ainsi être ramenés aux alentours de 100.000 hommes vers le printemps 2008, année de l'élection présidentielle aux Etats-Unis.


Les hypothèses sur lesquelles travaille la Maison-Blanche tendraient également à réduire considérablement la mission du contingent américain, à qui le président George W. Bush avait ordonné en janvier de reprendre le contrôle de Bagdad et de la province d'Anbar, selon le journal.


Leur rôle serait plutôt de se concentrer sur l'entraînement des troupes irakiennes et sur la lutte contre Al-Qaïda, mais il n'y a aucune indication que le président Bush soit prêt à mettre fin rapidement à l'envoi actuel de renforts américains en Irak, ajoute le New York Times.


Parmi les partisans au sein du gouvernement d'une réduction à partir de l'année prochaine de la taille et des missions des soldats américains, figureraient le secrétaire à la Défense Robert Gates et la secrétaire d'Etat Condoleeza Rice, ainsi que plusieurs généraux du Pentagone, selon le quotidien.


N'ont par contre pas été associés à ces études les commandants en chef sur le terrain en Irak, les généraux David Petraeus et Raymond Odierno, qui avaient accueilli avec enthousiasme l'envoi cette année de renforts, souligne encore le journal, qui rappelle que le général Odierno avait déclaré qu'aucun retrait de troupes n'était conseillé avant décembre "au minimum".


 


Trois GI’s tués


Entre-temps sur le terrain, en Irak, trois nouveaux soldats américains ont été tués, a annoncé hier l'armée américaine.


Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe dans la province de Diyala, au nord de Bagdad, tandis qu'un autre est mort après avoir été blessé par balles lors d'une opération dans la province de Bagdad.


Un Marine est mort en dehors des opérations de combat, dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, selon l'armée qui n'a apporté aucune précision sur ce décès.


Au moins 93 soldats américains sont morts en Irak en mai. 104 autres avaient péri en avril, le sixième mois le plus meurtrier depuis l'invasion.


Par ailleurs, une base britannique à Bassorah a été bombardée par des obus de mortier dans la nuit de vendredi à samedi, en représailles après la mort du responsable local de l'armée du Mahdi, a indiqué hier l'armée britannique.


"Bien que de telles attaques ne soient pas rares, l'intensité de celles-ci tend à laisser penser qu'il y a un lien direct et qu'il s'agit de représailles à la mort du terroriste Wissam Abou Kader, tué hier par les forces spéciales irakiennes", a déclaré l'armée dans un communiqué.


Un avion britannique est intervenu contre une position des miliciens, mais l'armée n'était pas en mesure d'évaluer les conséquences de son action.


Le capitaine de police irakien Hassan Ali a fait état pour sa part de trois morts et sept blessés dans cette opération, tandis que Adnan Sailaoui, responsable du courant Sadr a assuré que 8 personnes ont été tuées et 22 blessées devant une mosquée chiîte.



Enfin six personnes ont été tuées et 34 autres blessées hier dans la chute d'obus de mortier suivie d'une attaque à la voiture piégée dans le sud de Bagdad, a-t-on appris de source médicale.


Trois obus de mortier sont tombés sur le quartier de Bayaa, dans le sud-ouest de la capitale, puis une voiture piégée a explosé près d'un marché du même quartier, selon une source des services de sécurité.


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Le renseignement U.S. avait prédit les difficultés en Irak


 


Le Quotidien-Agences


Les services de renseignement américains avaient averti l'administration Bush avant l'invasion de l'Irak que le réseau Al-Qaïda pourrait s'introduire en Irak et que l'apprentissage de la démocratie ne serait pas facile, selon un rapport du Congrès publié hier.


Ce rapport de la Commission sénatoriale du renseignement relève également que les analystes prédisaient que l'Iran profiterait du vide politique en Irak.


Les démocrates membres de cette commission affirment ignorer si le président Bush avait été personnellement informé des conclusions des services de renseignement.


Ils indiquent toutefois que le rapport révèle «une communication régulière de mises en garde aux conseillers du président Bush les avertissant que parvenir à faire régner la paix en Irak s'avérerait difficile et incertain».


Les services de renseignement avaient également évalué à l'époque que l'Irak était une société profondément divisée qui éclaterait en conflits internes violents si les forces d'occupation ne l'empêchaient pas.


«Un des avertissements les plus prophétiques des services de renseignement avant la guerre était que l'invasion américaine générerait une instabilité en Irak qui serait exploitée par l'Iran et par Al-Qaïda», ont indiqué les sénateurs démocrates Jay Rockefeller, Ron Wyden, Evan Bayh et Sheldon Whitehouse, membres de la commission.

Mais les membres républicains de la commission se sont plaints que le rapport a été entaché de chicaneries politiques et partisanes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com