Liban-Nahr Al-Bared : Le Fatah Al-Islam refuse la reddition





Le Quotidien-Agences


Un soldat libanais a été tué hier lors d'accrochages entre l'armée et les islamistes du Fatah Al-Islam retranchés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, et qui refusent toujours de se rendre.


Le regain de violence depuis neuf jours sur le territoire libanais intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter mercredi une résolution établissant un tribunal spécial pour juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.


"Des éléments du Fatah Al-Islam ont ouvert le feu hier matin contre une position de l'armée libanaise dans les environs de Nahr Al-Bared", provoquant la mort d'un soldat, a indiqué un porte-parole de l'armée libanaise.


Ce décès porte à 79, dont 34 soldats, le nombre de tués depuis le début le 20 mai des affrontements entre l'armée, qui encercle le camp, et les jihadistes.


Le porte-parole du Fatah Al-Islam a réaffirmé le refus de son groupe de rendre les armes.


"Nous refusons de remettre n'importe quel membre du Fatah Al-Islam" aux autorités libanaises et "nous poursuivons nos tractations avec les médiateurs", a déclaré Abou Salim Taha, sans donner plus de précision.


Le gouvernement et l'armée insistent sur la reddition de membres du groupe islamiste impliqués dans la mort et l'assassinat de soldats.


Une délégation de dignitaires religieux palestiniens "est en contact avec toutes les parties, avec le soutien du responsable du mouvement islamiste Hamas au Liban Ousama Hamdan", pour trouver un règlement pacifique à l'affaire, a indiqué  cheikh Mohammad Al-Hajj, un des médiateurs.


Le gouvernement compte sur ces médiateurs pour qu'ils parviennent à un accord comprenant la reddition des combattants islamistes.


Cheikh Mohammad Al-Hajj a indiqué que les pourparlers avec l'Union des oulémas palestiniens en étaient "encore à leurs débuts".


Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a de son côté multiplié les contacts avec les ambassadeurs des pays arabes et ceux du Conseil de sécurité de l'ONU qui suivent de près l'évolution de la situation au Liban.


L'armée libanaise maintient son étau autour de Nahr Al-Bared depuis le 20 mai, lorsque les premiers combats avaient éclaté suite à des attaques menées par le Fatah Al-Islam contre les soldats notamment à l'entrée du camp, dans la grande ville sunnite de Tripoli et en d'autres endroits dans le nord du Liban.


Pris en étau, des milliers de réfugiés palestiniens ont fui le camp, qui abrite habituellement 31.000 personnes, à la faveur de la trêve. Mais entre 3.000 et 8.000 y seraient encore bloqués, selon l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa).


A Nahr Al-Bared, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a poursuivi ses livraisons d'aide aux réfugiés, en coordination avec d'autres ONG.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com