Maliki rassure ses voisins





Le Quotidien - Agences


Le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a affirmé hier que son pays ne devait pas servir de base d'opérations contre ses voisins et mis en garde contre toute ingérence, alors que les relations sont tendues avec Ankara, qui menace d'attaquer les rebelles kurdes en Irak.


"La terre irakienne doit être respectée et ne pas être transformée en champ d'opérations, nous ne voulons pas blesser nos voisins, nous ne voulons pas non plus qu'ils interfèrent en Irak, en pénétrant dans le pays et y combattant qui que ce soit", a déclaré Maliki, au cours d'une conférence de presse à Erbil, au Kurdistan (nord).


"Il n'y a aucun doute parmi nos frères au sein du gouvernement régional du Kurdistan ou du gouvernement d'Union nationale irakien sur le fait que l'Irak ne peut pas être le point de départ d'attaques contre les pays voisins", a-t-il poursuivi dans cette conférence, retransmise sur la chaîne de télévision publique Iraqia.


Pour sa part, le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, a joué la modération.


"Je ne veux pas utiliser le langage de la menace, la guerre ne résout pas les problèmes. Nous voulons discuter avec eux en toute amitié", a-t-il déclaré, en référence aux autorités turques, mais sans les nommer.


Le chef de l'état-major turc, le général Yasar Bùyùkanit, a rappelé jeudi que l'armée était favorable à une incursion pour déloger les militants du  Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de ses camps dans le nord de l'Irak, mais qu'il incombait au gouvernement de prendre la décision.


Les appels à une intervention armée transfrontalière se sont multipliés en Turquie, surtout depuis un attentat sanglant imputé au PKK, qui a fait six morts et 121 blessés la semaine dernière à Ankara.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com