Congrès de gastroentérologie : 7% des Tunisiens atteints de l’hépathite B





Tunis - Le Quotidien


Gastroentérologues, chirurgiens, internistes, radiologues, anatomopathologistes ainsi que d’autres spécialistes étaient en conclave à Tunis du 31 mai au 2 juin. Et ce, à l’occasion de la tenue du XIIème congrès national de la Société Tunisienne de Gastroentérologie qui se doit, selon le Professeur Taoufik Najjar, président de la société, d’être comme à l'accoutumée un forum de rencontres le plus large possible entre ces différents spécialistes.


L’endoscopie digestive, l’obésité et l’hépatite B figurent parmi les principaux thèmes de ce congrès.


En effet, l’hépatite B constitue aujourd’hui un vrai problème de santé publique. Cette maladie virale affecte 7% des Tunisiens et engendre 8300 hospitalisations.


La Tunisie compte actuellement 700 mille cas d’hépatite qui évoluent au bout de 10 ans vers une cirrhose du foie. Il s’agit d’une infection contagieuse très répandue dans le monde et très grave. Sexuellement transmissible,           l’hépatite se transmet comme le sida, notamment par la voie sanguine. A préciser que la prévalence de cette infection est cent fois plus importante que celle du VIH sida.


Dans les pays voisins, l’Algérie et le Maroc en l’occurrence, l’incidence n’en demeure pas moins importante que dans nos murs. En Algérie, 600 mille personnes souffrent d’hépatite contre 1 million de cas au Maroc.


Au total, le Maghreb enregistre 1 million 800 mille malades.


Il importe de préciser selon le Pr. Najjar que l’obésité a des répercussions sur le foie.


D’autant plus qu’environ 16% des Tunisiens sont obèses. Il a souligné à cet effet l’importance de prendre en charge cet excès de poids.


Lors de ce congrès, 24 communications orales et 240 communications affichées ont été présentées en plus d’une table ronde sur l’obésité morbide.


Le Pr Najjar a ajouté que des mises au point brèves ont porté sur différents aspects de la spécialité : “l’importante participation des médecins algériens et marocains, a conclu le président de la société, témoigne de la capacité à nous unir et de la volonté des médecins des différents pays à œuvrer pour un Maghreb meilleur”.


 


M.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com