Cyclone tropical Gonu : Oman frappé, le trafic du pétrole se poursuit





Le cyclone tropical Gonu a frappé hier les côtes orientales du sultanat d'Oman et se dirigeait vers le Golfe d'Oman, près de l'entrée du détroit d'Ormuz, mais le trafic ne semblait pas affecté dans cette artère stratégique où transite le quart du pétrole produit dans le monde.


 


Le Quotidien-Agences


La vitesse des vents, qui avait atteint avant-hier  260km/h, était comprise hier entre 120 et 176 km/h, selon des responsables du service météorologique omanais.


Aux premières heures de la matinée, le cyclone a atteint les côtes orientales d'Oman, avant de poursuivre sa course en direction du nord-ouest vers Mascate, la capitale de ce petit pays pétrolier du Golfe, selon la télévision d'Etat.


A l'approche du cyclone, l'Iran, qui contrôle la rive nord du détroit d'Ormuz, a ordonné l'évacuation de ses zones côtières le long du Golfe d'Oman, qui pourraient être frappées par des vagues d'une hauteur de 2 à 5 mètres.


Malgré l'avancée du cyclone, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz était encore normal, ont affirmé des sources maritimes à Mascate interrogées en milieu de journée.


"Les activités maritimes en direction et à partir de la région se poursuivent et n'ont pas été affectées" par le cyclone, a déclaré le directeur général d'une compagnie internationale de transport maritime.


"Les capitaines (de navires) sont formés pour faire face à de telles situations à tout moment", a-t-il ajouté sous le couvert de l'anoymat.


Ses déclarations ont été confirmées par un responsable du ministère omanais des Transports.


"Nous n'avons aucune indication sur une interruption" du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, a-t-il dit.


Un responsable du service météorologique omanais a indiqué que les autorités procédaient à une première estimation des dégâts provoqués par le passage du cyclone sur le littoral oriental, où le courant électrique et les communications téléphoniques ont été coupés.


"Pour le moment, on n'a pas recensé de mort", a déclaré ce responsable à une radio.


Le cyclone continuait sa marche vers Mascate, où de fortes pluies, accompagnées de vents violents, s'abattent depuis mardi soir, inondant les rues désertées par la population, à l'exception de quelques véhicules tout terrain, a constaté un journaliste de l'AFP.


L'aéroport de Mascate a été fermé hier matin, selon une source aéronautique.


Au total, quelque 18.000 personnes ont été évacuées à travers le sultanat, a indiqué à l'AFP un responsable de la police.


Le cyclone Gonu, formé dans l'Océan indien, suit une trajectoire nord-ouest qui, à un moment, semblait devoir affecter le détroit d'Ormuz.


Mais les marchés pétroliers étaient influencés hier par l'état des stocks énergétiques beaucoup plus que par ce cyclone.


Les cours du brut s'inscrivaient ainsi en hausse dans les échanges électroniques cotés en Asie avant la parution du rapport hebdomadaire sur les stocks énergétiques américains, selon des courtiers.


Les pays voisins d'Oman, dont l'Arabie Saoudite, premier exportateur de brut au monde et qui produit 8,5 millions de barils par jour, ont minimisé l'impact du cyclone sur leur territoire.


Le département de la météorologie en Arabie Saoudite avait ainsi indiqué  qu'il n'y aurait "pas d'impact direct" sur la région orientale du royaume, principale zone pétrolière du pays.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com