France-Législatives : La vague bleue se précise





Un mois après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, les 44,5 millions d'électeurs français sont de nouveau appelés aux urnes pour le 1er tour des législatives avec le parti de droite UMP en position d'archi-favori face à une gauche déboussolée.


 


Le Quotidien-Agences


Selon tous les sondages, le parti de Nicolas Sarkozy est assuré d'obtenir, à l'issue du second tour le 17 juin, la majorité absolue des 577 sièges de députés en lice.


Sur les 7.639 candidats présentés dans toute la France par plus de 80 partis, seuls une poignée d'entre eux devraient parvenir à obtenir dès le 1er tour les 50% de voix nécessaires pour être élue.


Au final, les analystes estiment que la victoire de l'UMP sera totale si ce parti dépasse la barre des 400 sièges (contre 359 dans l'Assemblée sortante), avec un pouvoir législatif garanti pour les cinq ans à venir.


Du côté des socialistes, la principale ambition est de limiter l'ampleur de la "vague bleue" - couleur de l'UMP - et d'éviter qu'elle ne se transforme en "tsunami" pro-Sarkozy. L'objectif du parti socialiste est de conserver, malgré de vives rivalités internes, le maximum des 159 sièges qu'il détenait dans l'Assemblée sortante.


Les autres formations (extrême droite, communistes, écologistes, centristes se présentant sous la bannière de François Bayrou) pourraient être laminés en raison du mode de scrutin, par circonscription et uninominal à deux tours, qui aboutit à une sur-représentation du vainqueur.


Décalage horaire oblige, quelque 700.000 électeurs habitant dans certains départements et territoires d'Outremer, comme les îles antillaises de la Martinique et la Guadeloupe, étaient appelés à voter dès hier. Les deux millions de Français de l'étranger ne participent pas au scrutin, contrairement à la présidentielle.


Tous les partis, craignant une démobilisation de leurs électeurs pour un scrutin a priori sans suspense, ont appelé les Français à se rendre massivement aux urnes. Le taux de participation à la présidentielle (près de 85%) avait été un des plus élevés des trente dernières années.


Porté par une popularité proche de records historiques après avoir été élu à la présidence le 6 mai avec 53% des suffrages, Sarkozy s'est engagé personnellement dans la bataille, demandant aux Français de lui donner les moyens de mettre en œuvre au Parlement les réformes de "rupture" qu'il leur a promises.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com