Les législatives en France : Sarko… au K.O!





Droite et gauche sont reparties en campagne hier pour le second tour des législatives en France, la première pour parachever sa large victoire au profit de Nicolas Sarkozy et les socialistes pour ne pas être réduits au rôle de simples figurants dans la future Assemblée.


 


Le Quotidien-Agences


"Vague bleue", "raz-de-marée", "déferlante": les titres de la presse illustraient la performance du parti de droite UMP du président Sarkozy, en mesure après le 1er tour dimanche de rafler jusqu'à 500 des 577 sièges de l'Assemblée, selon les projections des instituts de sondages.


Alors que la plupart des autres formations ont été laminées, le Parti socialiste devra attendre l'issue du second tour le 17 juin pour connaître l'ampleur de sa défaite: son nombre d'élus varie, selon les estimations, de 60 à 170, soit presque du simple au triple.


Signe de la domination du camp présidentiel, un seul des 110 députés élus dès le 1er tour est socialiste.


Fait marquant du scrutin, l'abstention a atteint un taux record de 40%, comme si la victoire législative de la droite avait été largement intégrée par les Français dans la foulée de l'élection de Sarkozy le 6 mai face à la socialiste Ségolène Royal.


Sarkozy disposera en tout cas de la large majorité qu'il souhaitait pour mettre en œuvre sa politique de "rupture". "La majorité présidentielle se retrouve dotée d'un mandat clair: faire ce qu'elle a promis", juge Le Figaro (droite).


Si l'Assemblée sortante comptait 359 élus UMP et 149 PS, la prochaine devrait marquer une nette "bipolarisation" de la vie politique française entre les deux formations dominantes.


Le parti communiste poursuit son déclin électoral amorcé il y a 25 ans. Il semble condamné à perdre une bonne partie de ses 21 députés sortants et son groupe parlementaire.


François Bayrou, arrivé 3ème à la présidentielle et qui voulait incarner un centre "indépendant" avec son nouveau Mouvement démocrate (MoDem), a perdu son pari: il aura au mieux 4 députés.


Les Verts espèrent sauver leurs trois sortants, mais l'affaire n'est pas gagnée.


Quant au Front national de Jean-Marie Le Pen (extrême droite), réduit par la "vague bleue" UMP à moins de 4,3% des voix, il reporte désormais ses espoirs d'entrer à l'Assemblée sur la fille de son chef, Marine, en position de se maintenir au second tour dans l'ancien bassin minier du nord du pays.


 


Démobilisation


La démobilisation des électeurs par rapport à la présidentielle, où la participation avait au contraire été massive, a surtout nui à la gauche. Ses dirigeants ont donc appelé dès dimanche soir à "un sursaut" de ses sympathisants, invoquant la nécessité d'un "équilibre des pouvoirs".


"Vous devez venir voter pour vous-mêmes d'abord, vous les jeunes qui êtes restés chez vous alors que souvent vous vous étiez inscrits pour la première fois", a ainsi lancé Royal, finaliste malheureuse de la présidentielle face à Nicolas Sarkozy.


Restée la figure de proue de nombreux militants socialistes, elle est allée sur le terrain hier à Paris apporter son soutien à plusieurs candidats de gauche.


Royal a aussi annoncé qu'elle allait prendre contact avec Bayrou pour tenter d'"empêcher une concentration excessive des pouvoirs" à droite.


Elu dès le premier tour comme six autres membres de son gouvernement, le Premier ministre François Fillon a tenu un meeting hier à Nancy (Est). Se gardant de tout triomphalisme avant le résultat final, il s'est borné à juger le premier tour "encourageant".

Sarkozy n'a fait pour sa part aucun commentaire dimanche soir alors que, sur les plateaux télévisés, les poids lourds de l'UMP assuraient que rien n'était définitivement joué avant le 17 juin au soir.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com