Investissement : Les Koweïtiens se retireraient de la Sacem ?





A l’instant même du rachat de la société Sacem, en partenariat avec le groupe Loukil, les responsables de la « NorAH » n’ont pas caché une éventuelle revente de leurs parts dans cette société après quelques années, histoire de permettre à d’autres investisseurs de contribuer à son développement.


 


Tunis-Le Quotidien


L’information a été dévoilée par M. Imed Al-Salah, Président-Directeur Général de la NorAH, qui a expliqué, le jour même de l’annonce du rachat de Sacem, que la société koweïtienne, filiale du groupe Kipco, n’exclut pas une possibilité de la revendre.


En effet, la société NorAH envisage avant tout d’achever, avec son partenaire tunisien, le plan de restructuration de Sacem qui lui permettra de renouer avec les bénéfices et de rependre son cycle de développement.


Ce plan prévoit la compression des charges de la production à travers la réduction de l’effectif de la société et le développement de son chiffre d’affaires dans les quelques années à venir.


Les investisseurs koweïtiens pourraient, ainsi, se retirer du capital de la Sacem, une fois la société a retrouvé la voie des bénéfices. Argumentant cette éventualité, les responsables de la NorAH ont précisé que l’objectif de la revente de leurs parts dans la Sacem serait de permettre à d’autres investisseurs de contribuer à son développement et de le renforcer même par de nouvelles idées et de nouvelles compétences.


Cette stratégie est inspirée, semble-t-il, de celle du groupe mère Kipco qui a disposé déjà d’une expérience similaire en Tunisie à travers sa filiale de télécommunications, à savoir la société Watanya qui s’est retirée du capital du deuxième opérateur GSM tunisien «Tunisiana » après le rachat de la majorité de son capital quelques années auparavant.


Cela dit, les responsables de la société koweïtienne ont affirmé que leur stratégie repose essentiellement sur l’extension de leurs investissements dans la région de l’Afrique du Nord durant les années à venir.


M. Imed Al-Salah a noté, dans ce même contexte, que la société pourrait racheter d’autres entreprises tunisiennes figurant sur la liste des sociétés à privatiser, tout en valorisant la stratégie tunisienne en la matière.


 


M.Z.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com