Afghanistan – Après un “malentendu” : Sept policiers afghans tués par la coalition





Le Quotidien-Agences


Sept policiers afghans ont été tués lors d'un affrontement avec des soldats de la coalition dirigée par les Etats-Unis dans l'est de l'Afghanistan, apparemment à la suite d'un "malentendu" tragique, ont affirmé hier les autorités afghanes.


Tard lundi soir, les soldats de la coalition devaient procéder à une opération contre les talibans dans la province de Nangarhar (est), mais les policiers postés dans la région "n'étaient pas au courant", a déclaré à l'AFP Mohammad Karim Rahimi, le porte-parole du président Hamid Karzai.


"Quand les soldats sont arrivés sur les lieux, les policiers ont pensé qu'ils étaient des ennemis et ont ouvert le feu. La coalition a alors aussi pensé qu'elle venait de tomber sur des ennemis et a riposté et bombardé la zone", a-t-il ajouté en évoquant un "manque de coordination" entre les forces internationales et afghanes.


En colère, le chef de la brigade de police locale, Nasir Ahmad Safi, a accusé les forces de la coalition d'avoir perpétré "une attaque brutale au sol et aérienne".


"Tant que les criminels ne seront pas poursuivis, nous n'inhumerons pas les corps en signe de protestation", a-t-il ajouté.


Ce n'est pas la première fois qu'une telle méprise se produit entre des policiers et les forces de la coalition ou de l'Otan, bien que le président Hamid Karzai ait réclamé à maintes reprises que les autorités afghanes soient informées avant chaque opération des forces internationales.


Les forces internationales sont par ailleurs sur la sellette pour plusieurs bavures ayant fait, selon les autorités afghanes et l'ONU, des dizaines de victimes parmi la population civile depuis le début de l'année.


Des affaires qui ont toutes suscité la colère de la population locale.


 


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De retour d’Irak et d’Afghanistan


Deux fois plus de suicides chez les GI’s que les civils


 


Le Quotidien-Agences


Les anciens combattants sont deux fois plus susceptibles de se suicider que les civils, selon une étude publiée dans un journal médical américain qui souligne la nécessité de fournir un soutien psychologique aux soldats revenant d'Irak ou d'Afghanistan.


Les plus exposés aux suicides sont les anciens combattants qui ont été grièvement blessés au combat ou ceux ayant souffert d'un traumatisme psychologique au cours de leur service. Ils utilisent le plus souvent une arme à feu pour mettre fin à leurs jours, indique cette étude publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health.


Le ministère des anciens combattants et les services de santé ont qualifié ces résultats d'"inquiétants".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com