Un député de la majorité antisyrienne tué : Le Liban face aux vieux démons





Le député de la majorité parlementaire antisyrienne, Walid Eido, a été tué, ainsi que neuf autres personnes, dans un attentat à l'explosif, selon la chaîne de télévision privée Future TV, appartenant à la famille Hariri.


 


Le Quotidien - Agences


Le fils aîné du député, Khaled, deux gardes du corps et deux autres civils ont également trouvé la mort dans cet attentat sur le bord de mer de Beyrouth qui s'est produit vers 17H30 locales (14H30 GMT), selon la chaîne du Courant du Futur, principal parti de la majorité, dirigé par Sâad Hariri.


L'explosion a provoqué des incendies et une véritable panique dans ce secteur très fréquenté de Beyrouth, à majorité musulmane, où se trouvent plusieurs plages dont le bain militaire, un club fréquenté par les officiers de l'armée.


Walid Eido, âgé d'une soixantaine d'années, présidait la commission de la Défense au Parlement libanais.


Cet attentat - une charge placée sous une voiture en stationnerment - s'est produit non loin d'un club fréquenté par les officiers de l'armée, avait-on précisé de source policière.


C'est la première fois qu'un attentat frappe Beyrouth en plein jour depuis la vague d'attentats contre des quartiers résidentiels et commerciaux qui a suivi l'engagement de l'armée libanaise dans des combats contre des islamistes au Liban nord.


Au total, neuf attentats et explosions ont secoué Beyrouth et ses environs depuis le 20 mai.


 


Tension


Au Sud Liban, deux militaires libanais, dont un officier, ont été tués hier dans les affrontements autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, dans le Nord du Liban, où l'armée assiège depuis le 20 mai un groupe d'islamistes.


Un officier et un soldat ont été tués par des tirs en provenance de l'intérieur du camp, a indiqué un porte-parole de l'armée.


Les militaires qui avaient pris position dans des bâtiments annexés au camp, pris aux islamistes au cours des derniers combats, ont été abattus par des franc-tireurs, a ajouté cette source.


Ces nouvelles victimes portent à 130, dont 63 militaires et 50 islamistes du Fatah al-Islam, le nombre de personnes qui ont péri depuis le début des affrontements.


Depuis hier matin, des tirs intermittents provenant du camp où sont retranchés les combattants du Fatah al-Islam ont été signalés en direction des positions de l'armée.


"Il y a des tirs sporadiques et l'armée procède au nettoyage des positions prises la veille", a indiqué un porte-parole militaire.


Un commando de l'armée a détruit lundi la maison du chef du groupe  islamiste Fatah al-Islam, Chaker al-Abssi, qui se trouvait dans le camp.


Pour l'heure, on ignore le sort de ce dirigeant palestinien qui a vécu en Jordanie, en Syrie et en Irak avant de s'installer en novembre 2006 avec ses hommes dans ce camp proche de la frontière syrienne.


"Personne n'a réussi à joindre Chaker al-Abassi depuis environ une semaine", a indiqué hier  Mohammad al-Hajj, un des oulémas palestiniens qui tente une médiation pour régler la crise et qui s'était rendu lundi à l'intérieur du camp.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com