Environnement : Une stratégie d’adaptation aux changements climatiques en gestation





Tunis - Le Quotidien


Un rapport sur «la situation environnementale en Tunisie» a été rendu public hier au cours d’une conférence de presse tenue par M. Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du Développement durable.


Une deuxième étude sur les répercussions des changements climatiques sur le littoral est en cours d’élaboration. Selon les résultats «préliminaires» de cette étude une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres à l’horizon de 2100 risque d’entraîner la «submersion»de certaines zones côtières. C’est ce qu’a affirmé M. Hamada citant le rapport national sur la situation environnementale.


«Les régions menacées d’engloutissement sont notamment le delta de l’Oued Mejerda, les golfes de Tunis, Hammamet et Gabès ainsi que les îles de Djerba et Kerkennah et l’ensemble des lacs situés sur le littoral au Cap-Bon», a-t-il précisé.


Le ministre a également indiqué, dans ce même chapitre, qu’un programme national a été mis en place pour protéger des tronçons du littoral d’une longueur de 100 km. Ce programme prévoit aussi la réhabilitation (régénération par le biais de l’alimentation en sable) de 40 km de plages au niveau de six régions.


D’autre part, le rapport rappelle qu’une stratégie d’adaptation aux changements climatiques a été mise en place. Elle repose essentiellement sur un système d’alerte climatologique précoce et le renforcement des programmes de gestion des ressources hydrauliques.


 


Poches de pollution


M. Hamada a souligné, par ailleurs, que l’intérêt des pouvoirs publics se porte désormais sur «l’éradication des poches de pollution». Trois grands projets ont été retenus dans cette optique. Il s’agit, en premier lieu, du projet «Taparura» entamé en 2006 et qui vise à lutter contre la pollution du littoral au niveau de la région de Sfax à travers l’aménagement urbain de 130 hectares et la création d’un espace vert de 72 hectares.


Un autre projet consiste à réaliser une décharge contrôlée de phosphogypse à Gabès. Des décharges spéciales ont été également programmées pour lutter contre la pollution causée par la boue dans les centres de lavage du phosphate du bassin minier de Gafsa.



En ce qui concerne la gestion des déchets (2 millions de tonnes de déchets domestiques), le ministre a fait savoir que le taux des déchets acheminés à des décharges contrôlées augmentera de 40% actuellement à 93% en 2009.


Sur un autre plan, M. Hamada a révélé que la couverture végétale est passée de 6,2% en 1987 à 11,75% actuellement grâce aux programmes de lutte contre la désertification, et de préservation des forêts. «Ces efforts ont permis de réduire le coût de la détérioration de l’environnement qui a atteint 2,1% du PIB, soit le taux le plus faible au Sud de la Méditerranée», a conclu le ministre.


 


Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com