Les Irakiens fuyant leur pays font exploser le total mondial des réfugiés





Le Quotidien - Agences


Le conflit en Irak a fait augmenter le nombre de réfugiés dans le monde, qui atteint presque dix millions de personnes en 2006, ont déclaré hier les Nations unies à la veille de la journée mondiale des réfugiés.


Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés a atteint en 2006 son niveau le plus élevé depuis 2002 et s'est accru de 14 pour cent par rapport à l'an dernier, soit 1,2 million de réfugiés supplémentaires.


C'est la première fois en cinq ans que le chiffre des réfugiés dans le monde est en hausse.


Une situation due en grande partie à la fuite de 1,5 million d'Irakiens hors de leur pays qui ont trouvé refuge principalement en Syrie et en Jordanie, a noté le HCR dans un rapport intitulé "Tendances mondiales en 2006".


En outre, selon l'organisation onusienne, près de 3 millions d'Irakiens sont déplacés à l'intérieur du pays, ce qui porte à 4,4 millions le nombre d'Irakiens ayant fui leurs domiciles à cause des violences.


Le groupe le plus important de réfugiés dans le monde est celui des Afghans, avec 2,1 millions de personnes, suivi des Irakiens (1,5 million), des Soudanais (686.000), des Somaliens (460.000), des réfugiés originaires de la République démocratique du Congo et du Burundi (400.000 chacun), a indiqué le HCR qui célèbre le 20 juin la journée mondiale des réfugiés.


L'organisation a noté que les chiffres publiés ne comprenaient pas les 4,3 millions de réfugiés palestiniens relevant du mandat de l'Office de secours et de travaux de l'ONU pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-orient (UNRWA).


En ajoutant les Palestiniens, le nombre total de réfugiés dépasse 14 millions de personnes dans le monde.


Le HCR a également indiqué que le nombre de déplacés internes qu'il assistait fin 2006 avait doublé par rapport à l'année précédente, avec un total de 13 millions de personnes.


 Ainsi le HCR a cité les conflits en Irak, au Liban, au Sri Lanka, au Timor-Leste et au Soudan parmi les premières causes de déplacés internes.

Le HCR a par ailleurs relevé une augmentation des personnes apatrides. Selon l'organisation, cette hausse est le reflet d'une meilleure couverture des données.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com