Sommet UE : Sarkozy consulte Le Pen





Le Quotidien-Agences
Le président français Nicolas Sarkozy consulte tous azimuts avant le sommet européen demain et après demain et a reçu hier le chef de l'extrême droite française Jean-Marie Le Pen, une première dont s'est réjoui l'intéressé, ignoré depuis longtemps par les présidents français.
Sarkozy a reçu des dirigeants politiques de tous bords dans le cadre de ces consultations, dont les ténors socialistes François Hollande et Laurent Fabius ou le centriste François Bayrou. Il devait recevoir en outre un représentant des Verts.
A la sortie de l'Elysée, Jean-Marie Le Pen, chef du Front national (FN), a salué hier le "geste démocratique" du président, qui survient tel un beau cadeau d'anniversaire pour le leader du FN qui fêtait hier ses 79 ans.
"Il m'a entretenu de ses projets européens, j'ai dit (...) nos profondes divergences sur ce sujet", a-t-il dit. "Je considère (cela) comme un geste démocratique", a dit Le Pen, selon qui "c'était une anomalie que le Front national ne soit pas considéré comme un parti politique comme les autres".
Jacques Chirac a toujours refusé d'entrer officiellement en contact avec le chef du FN. Quand celui-ci s'était qualifié en 2002 pour le 2e tour de la présidentielle, Chirac a refusé d'avoir avec Jean-Marie Le Pen le traditionnel débat de l'entre-deux-tours.
Après la chute du Mur de Berlin en 1989, le président socialiste François Mitterrand avait lui aussi exclu Le Pen de ses entretiens sur la construction européenne et les événements en Europe de l'Est.
"Au nom de quoi écarterais-je (le FN), dès lors qu'il a des élus", avait déclaré Sarkozy début juin. Le FN a sept élus au parlement européen.
Sarkozy a, par ailleurs, promis hier de "l'audace" et assuré qu'il tiendrait ses promesses de réformes et conduirait une "autre politique" pour redresser le pays, dans un discours aux parlementaires de droite du parti UMP au palais présidentiel.
"Tout ce que j'ai promis de changer, je le changerai", a déclaré Sarkozy dans son discours trois jours après le second tour des législatives, qui ont donné une majorité absolue à l'UMP à l'Assemblée.
 Auparavant, le Conseil des ministres avait adopté son premier projet de loi économique, qui comprend une série de mesures de détaxation, d'exonération ou de déductions fiscales, sur les heures supplémentaires, les droits de succession, les intérêts d'emprunt pour l'achat d'une résidence principale ou l'impôt sur la fortune.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com