Système bancaire : «Le passage à Bâle II» en débat





Les travaux du séminaire de haut niveau sur « le passage à Bâle II » ont été clôturés hier à Tunis.


Ce séminaire a été une occasion pour examiner l’évolution de la concrétisation de cet accord.


 


Tunis – Le Quotidien


Il s’agit d’une manifestation organisée, du 19 au 21 juin, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT), en collaboration avec le Fonds Monétaire Internationale (FMI), avec la participation d’imminentes personnalités et représentants de plusieurs institutions financières internationales et régionales.


Présidant la séance de clôture de ce séminaire, M. Taoufik Baccar, Gouverneur de la BCT, a confirmé l’attachement de la Tunisie au respect des normes et codes universels relatifs au système bancaire.


Il a précisé que la Tunisie intégrera, très prochainement, la nouvelle réglementation définie par l’accord de Bâle II dans son dispositif législatif et réglementaire. Cette nouvelle réglementation s’étalera, selon le Gouverneur de la BCT, en un premier temps à la satisfaction des préalables nécessaires à l’implémentation de Bâle II, compte tenu du degré de l’évolution de l’environnement bancaire et des moyens que requiert l’adoption de ce dispositif.


Et d’ajouter que les actions des autorités de tutelle se focalisent, actuellement, sur un renforcement des normes existantes en matière de gestion des risques pour préparer le passage à Bâle II. « L’adoption de ces nouvelles exigences, constitue, en plus, une opportunité à saisir pour renforcer le cadre réglementaire et prudentiel en vue de favoriser une meilleure maîtrise des risques et une consolidation des assises financières de nos banques », a-t-il mentionné.


M. baccar est revenu, également, sur l’ensemble des réformes apportées au système bancaire tunisien pour l’adapter aux exigences de Bâle II, notamment la refonte engagée des systèmes d’information de l’ensemble des établissements bancaires, qui constitue la base indispensable pour une meilleure prise en charge de l’information disponible dans les banques pour la démarche que propose cet accord.


Le premier responsable de la BCT a souligné,en outre, que l’expérience tunisienne s’est attachée à baliser, dans cette première phase, l’environnement dans lequel évolue le système bancaire à travers des réformes plutôt globales et constituant une base commune et indispensable à l’émergence d’une bonne surveillance des risques et permettant aux établissements de crédit de réussir le passage à Bâle II.


Et de noter que la deuxième phase sera consacrée à l’implémentation proprement dite de Bâle II et au développement de capacités conséquentes pour la supervision de son adoption par les banques.


Il y a lieu de rappeler que l’accord de Bâle II consiste en un ensemble de règles permettant d’évaluer les risques bancaires et les moyens de les prévenir, et ce moyennant l’allocation de fonds propres adéquats.


Cet accord s’articule, en effet, sur trois piliers, en l’occurrence, un premier ayant trait aux exigences en fonds propres pour la couverture des risques de crédits et opérationnels.


Le deuxième pilier con la supervision bancaire, et suppose l'existence d'une autorité de supervision efficace veillant sur la mise en place d'un dispositif de supervision interne propre à chaque banque, alors que le troisième touche la discipline de marché en vertu de laquelle les banques sont tenues à communiquer au marché certains indicateurs portant sur leurs situations financières.


 


M.Z




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com