Nouveau round de discussions U.E.-Iran sur le nucléaire : Sans grand espoir de percée





Le Quotidien-Agences


Le négociateur iranien Ali Larijani et le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana tiennent demain à Lisbonne de nouvelles discussions consacrées au dossier nucléaire controversé de l'Iran, alors qu'aucune issue négociée ne semble à portée de main.


Avant la rencontre de Lisbonne, Larijani a prévu une étape à Vienne aujourd’hui pour s'y entretenir avec le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, mais là encore aucune percée n'est attendue.


L'Iran ne cesse de répéter qu'il ne suspendra pas son enrichissement d'uranium, comme l'exige le Conseil de sécurité de l'ONU dans trois résolutions, dont les deux dernières comportaient des sanctions.


L'ambassadeur d'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Asghar Soltanieh, a assuré que les entretiens entre ElBaradei et Larijani n'aborderaient pas la question de la suspension de l'enrichissement.


Car Téhéran considère que "les résolutions de l'ONU sont sans fondement juridique", selon lui.


Les grandes puissances accusent l'Iran de vouloir détourner son programme nucléaire civil à des fins militaires, mais Téhéran dément.


La nouvelle série de discussions avec Solana vise à éviter une aggravation de la crise, les grandes puissances prévoyant étudier l'adoption d'une nouvelle résolution contre l'Iran dans les semaines à venir.


 Washington, en première ligne, parie encore sur la pression diplomatique même s'il n'a pas exclu l'option militaire. Mardi le président George W. Bush, tout en affirmant préférer un règlement diplomatique de la crise, a rappelé que "toutes les options sont sur la table".


Pour sa part, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a répété la semaine dernière que "la nation iranienne n'abandonnera jamais et ne bougera pas d'un iota".

Et l'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA a laissé entendre que l'Iran pourrait encore réduire sa coopération, déjà minimale, avec l'agence onusienne, s'il est soumis à de nouvelles sanctions.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com