Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme : Le temps de la décrispation…





Le président de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (LTDH), Mokhtar Trifi, a réaffirmé dans une lettre adressée récemment à la Présidence de la République sa prédisposition à une «solution consensuelle» de la crise que traverse l’organisation depuis plusieurs années.


 


Tunis-Le Quotidien


Décidément, les principaux protagonistes de la crise qui secoue la doyenne des organisations des droits de l’homme en Afrique se déclarent plus que jamais favorables à une solution loin des salles d’audience des tribinaux. A preuve : les signes d’apaisement se multiplient.


Le dernier en date  est une missive adressée récemment par le président de la LTDH à la Présidence de la République.


Dans cette missive Mokhtar Trifi a notamment réaffirmé la prédisposition du comité directeur de la Ligue à une «solution consensuelle», appelant  implicitement le Chef de l’Etat à intervenir personnellement pour trancher le différend qui oppose le comité directeur à certains présidents de sections qui contestent les «dissolutions-fusions» de sept sections régionales de l’organisation.


Il est à rappeler que les autorités ont constamment observé une attitude de neutralité dans ce conflit interne. conflit qui a été porté devant les tribunaux.


Les présidents des sept sections avaient fait en 2005 un recours en référé contre le comité directeur de la Ligue qu’ils accusent d’avoir dissolu  des sections dans le cadre d’un processus de restructuration en vue d’«en exclure des militants ne partageant pas ses positions en violation du règlement intérieur de l’organisation».


Suite à ce recours, le tribunal de première instance de Tunis a décidé d’interdire le congrès de l’organisation et d’arrêter toutes les activités préparatoires de ce congrès.


Depuis, des initiatives visant à trouver une solution consensuelle à cette crise qui a réduit la marge de manœuvre de la Ligue se multiplient.


Ces initiatives ont notamment émané d’un groupe d’adhérents de la Ligue, d’une commission de bons offices composée, entre autres, de Zmerli, ex-président de l’organisation et de l’ancien ambassadeur Ahmed Ounaïes ainsi que d’une délégation de la commission européenne.


En dépit de cette médiation, les points de vue entre le comité directeur de la Ligue et les présidents  des sections dont certains avaient retiré leur plainte en guise de «preuves de bonnes intentions» restent toujours divergents.


La majorité des militants des droits de l’homme souhaitent désormais, selon des sources bien informées au sein de la LTDH, une solution de nature à permettre à l’organisation de retrouver son rayonnement et de préserver la pérennité de cet important acquis national.


 


Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com