Paru au quotidien français «L’Alsace» : «L’opposition commence à s’organiser»





Sous le titre «Tunisie: l’opposition commence à s’organiser» le quotidien français «l’Alsace» relève dans son édition du 9 juillet 2007 que «face au Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) qui compte 2,3 millions d’adhérents, les formations de l’opposition ont du mal à se rendre visibles. Sans programme, elles étaient surtout centrées sur elles-mêmes, en butte à d’incessantes luttes internes. Une permanente guerre des chefs».


L’envoyé spécial du quotidien souligne que «les formations politiques de l’opposition semblent aujourd’hui abandonner le seul terrain protestataire pour devenir des forces de propositions. Peut-être ont-elles pris au mot le Président Ben Ali, qui, en février dernier déclarait: «Nous tenons à souligner que la présence d’un puissant parti majoritaire impose l’existence de puissants partis nationaux d’opposition».


Passant en revue les différentes formations politiques de l’opposition, le quotidien note que «le paysage politique commence à bouger, les partis parlent de regroupement, veulent se faire connaître et aller à la rencontre du peuple».L’envoyé spécial écrit, que «à côté du RCD, à côté du MDS, le Mouvement des démocrates socialistes, le pôle démocratique - qui rassemble le Forum démocratique» pour le travail et les libertés, le Parti démocratique progressiste, des formations non reconnues et radicales et des islamistes - se voit déjà comme l’alternative au régime actuel, sans avoir encore mis au point de programme».


Dans l’entretien accordé au quotidien «L’Alsace», M. Mondher Thabet, Secrétaire général du Parti Social Libéral (PSL) explique «le marasme de l’opposition tunisienne par l'existence de trop de dirigeants qui ont fait faillite et reviennent sans jamais se remettre en question».


M. Thabet souligne dans ses propos «l’apport fondamental du Président Ben Ali pour relancer l’économie et le social et relève que «le Président Ben Ali souhaite vraiment une opposition forte».

Le Secrétaire général du PSL estime qu’il faut aujourd’hui «graduellement décentraliser, en synchronisation avec l’évolution de l’opposition» et que «toutes les conditions sont réunies pour aller de l’avant, mais aller trop vite mènerait à la catastrophe».


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com