Une conférence de plus





L’appel lancé par le président américain George W. Bush pour l’éventuelle organisation d’une conférence mondiale en septembre intervient à un moment où la région a plus que jamais besoin d’une solution définitive et d’une paix durable sur la base de la légalité internationale et précisément et conformément aux résolutions 242 et 238 qui stipulent le retrait des territoires conquis lors de la guerre de 1967.


Si, en apparence, tous les ingrédients semblent réunis pour la réussite de cette rencontre internationale, du reste soutenue par l’équipe de Mahmoud Abbas et le Premier ministre Ehud Olmert, beaucoup d’observateurs et d’éminents spécialistes affichent d’emblée de profondes réserves.


Il s’agit en fait du nième sommet qui a réuni les influents protagonistes et dont les recommandations et les accords sont restés lettre morte. Des lieux notoires ayant réunis les deux antagonistes à l’instar d’Oslo, Charm el-Cheikh et Madrid un et deux, en sont de sérieux témoins.


Cette conférence s’avérerait sans effet si la volonté politique de régler la question une fois pour toutes n’est pas évidente.


Le président américain serait-il en mesure de tenir ses promesses et d’œuvrer sérieusement cette fois-ci  à la création d’un Etat palestinien viable et vivable. Sans jeter l’anathème sur ce projet ambitieux, il est difficile de croire que le locataire de la Maison Blanche soit en mesure de faire aboutir une telle initiative à quelques mois de la fin de son mandat. Ceci est d’autant plus vrai que le président Bush n’est pas à sa première promesse sur cette question puisqu’il a auparavant, en 2005, annoncé sa détermination de créer un Etat palestinien.


L’on craint fortement que l’initiative ne constitue une conférence de plus sur le Proche-Orient, une sorte de coup d’épée dans l’eau.


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com