Aujourd’hui, 2ème Congrès du Mouvement Ettajdid : L’ex-parti communiste tente d’unifier la gauche tunisienne





Tunis - Le Quotidien


Le  2ème congrès du Mouvement Ettajdid qui s’ouvre aujourd’hui à Tunis représente une énième tentative d’unifier la gauche tunisienne, jusqu’ici très émiettée et incapable d’avoir une influence sur le cours des événements.


Quelques centaines de militants de gauche «indépendants» participeront aux assises nationales du Mouvement Ettajdid, l’ex-parti communiste tunisien (PCT), dans le but de «créer un parti d’opposition progressiste, démocratique et pluriel».


Selon les artisans de cette nouvelle expérience unitaire, le nouveau parti devrait constituer le «premier noyau d’un pôle d’opposition qui opèrera  des rapprochements avec d’autres formations de diverses sensibilités progressistes en vue de changer le rapport des forces existant sur la scène politique nationale et de mettre fin à l’émiettement chronique de la gauche». L’idée de rassembler les courants de gauche sous une même «citadelle» ne date pas d’hier.


Des intellectuels tunisiens avaient lancé une initiative semblable au lendemain des législatives de 1989 pour contrer la montée du courant religieux.


A la veille des présidentielle et législatives d’octobre 2004, l’expérience a été reproduite dans le cadre de «L’initiative démocratique», une coalition rassemblant le Mouvement Ettajdid, deux formations de gauche non reconnues (PTPP, CD) et des centaines de militants de gauche indépendants.


Après avoir réussi à présenter un candidat à l’élection présidentielle (Mohamed Ali Halouani, président du Conseil  national du Mouvement Ettajdid), cette alliance s’est effritée, deux parmi ses composantes ayant préféré se retirer.


 


Continuité


Les deux autres (Ndlr: Ettajdid et les militants indépendants) ont cependant décidé d’aller jusqu’au bout de ce vieux rêve des leaders de la gauche tunisienne.


«Le congrès qui scellera l’unité entre notre parti et les indépendants ne sera qu’un premier pas vers une refondation de la gauche.Il s’agit d’une tentative de création d’un parti d’opposition capable de peser sur le cours des événements dans un paysage dominé par le RCD (Parti au pouvoir) tout en se démarquant des coalitions favorables à l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques et de l’opposition  soutien», avait déclaré Mohamed Harmel, secrétaire général du Mouvement Ettajdid, lors d’une récente conférence de presse.


Le congrès devrait être marqué par un débat chaud sur les références idéologiques et les programmes du nouveau parti qui ne changera pas fort probablement d’appellation. «Rassembler des sensibilités différentes a toujours été une tâche très difficile. Nous avons réussi  cependant à raccorder nos violons sur des revendications de nature à donner une nouvelle bouffée d’oxygène à la vie politique en Tunisie», a indiqué Harmel.


 


Elections


Volet électoral, les congressistes auront à désigner le 29 juillet les membres d’un Conseil national qui élira par la suite un Bureau politique et un nouveau secrétaire général. Un consensus pourrait également se dégager sur la composition des diverses instances dirigeantes du parti pour assurer le principe de la «parité» et une «représentativité acceptable» des indépendants, selon un membre du Bureau politique du Mouvement Ettajdid.


Jusqu’ici, un seul candidat s’est présenté au poste de secrétaire  général: Hatem Chaâbouni, membre du Bureau politique d’Ettajdid.


Une motion préconisant la création d’un poste de président, qui serait attribué à Harmel, devrait être par ailleurs présentée au congrès.


 


Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com