Dany Brillant : Ça va swinguer





Le petit Cohen de Tunis est de retour à la terre natale. Pour ce, il a mis dans ses bagageS un melting-pot heureux qu’il offrira demain soir au public de Carthage. Et ça va «jerker» partout...


 


Dans son C.V., long comme une écharpe, qu’on a tiré de l’Internet, il y a du bon bifteck.


Derrière le Dany Brillant français toute une carrière fortement rythmée et tout a commencé à partir de Tunis. Où il a vu le jour un certain 28 décembre glacial de 1965.


Depuis sa tendre enfance, Dany Cohen (qui deviendra plus tard Brillant) était envoûté par les sons de la guitare. Parmi  ses idoles, il y a notamment Elvis Presley et Franck Sinatra.


Nous sommes vers la fin des années 1980 à Paris. L’étudiant en sciences a trouvé le bon filon pour financer ses études. Il jouait de la guitare sur les trottoirs des boulevards de la capitale française avant d’être repéré pour commencer sa carrière musicale aux Trois Maillets de Saint-Michel et c’est ainsi qu’il s’est attaché à la foule et  a fini par laisser tomber l’université et son parquet et sans jamais le regretter. D’ailleurs il l’avoue en disant : «J’ai perdu trop de temps à faire des études scientifiques qui ne m’ont strictement rien apporté».


L’auteur de la fameuse «Suzette», «Y a qu’les filles qui m’intéressent» (1992) a multiplié vite les succès faisant un  tabac avec «Quand je vois tes yeux», «Ma fiancée, elle est partie», et autres tubes, «C’est ça qui est bon», «C’est toi», «Havana», «Nouveau Jour», «Dolce Vita», jazz à «La Nouvelle  Orléans», et tout récemment «Histoire d’amour» a connu aussi le cinéma et son monde d’image et il  a le physique qu’il faut. En 1995, on le voit dans «Le Nouveau Monde». Une année plus tard,dans «Des nouvelles du bon Dieu». Un silence de 8 ans a suivi avant qu’il ne réapparaisse en 2004 dans «Les Seins de ma prof d’anglais» et de revenir dans le tournage de «Changement d’adresse» en 2006.


L’enfant de Tunis a aussi participé dans une série de télé : «Roméo et Juliette», une comédie policière et romantique. Il était aux côtés notamment de la charmante Natacha Lindinger dans un rôle attachant.


Si on s’amusait à le classer ce Dany d’amour, on ne va pas beaucoup l’éloigner de Aznavour et Sinatra mais avec un petit quelque chose propre à lui. Ce sont ses airs qui font danser. Avec sa voix suave qui nous séduit et son rythme de tango et d’autres des temps du yé-yé et tirés des années 1930-1950, on est invité à bouger en swing, samba, bossanova, booggie-woogie, slow, fox, rumba et jerk de mamie et papy... Qu’on se prépare !!


Qu’on se prépare à se trémousser, se déhancher, s’éclater comme devise, qui a horreur de la paresse, qui affectionne l'humour, qui trouve dans la poésie de l’Indien Rabindranath Tagre de quoi rêver, qui erre dans la peinture caravagienne,  qui lit avec bonheur tout ce qui lui tombe  sous la main, de Balzac, Rainer ou Rilke, qui ... qui et qui garde jalousement la guitare héritée de son aîné Brassens.


Pour son premier concert carthaginois, Dany est bien prêt à briller dans la nuit de samedi soir, orchestrer son succès pour tous les goûts et noyer les fans dans la magie de sa séduction. Pour le moment, nous avons en tête tant de couplets qu’on aime fredonner en sa présence. Le concert se profile chaud en émotions, rythmes et couleurs. Un véritable show à ne pas manquer.


 

Z.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com