Développement et coopération internationale : Impulser les investissements étrangers





Tunis- Le Quotidien


A l’ouverture de la rencontre annuelle des représentants des structures économiques, commerciales et touristiques tunisiennes à l’étranger tenue hier à Tunis, M. Khelil Ladjimi, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération internationale et de l’investissement étranger, a mis l’accent sur le développement considérable du secteur des services. Ce dernier a en effet enregistré une croissance annuelle de l’ordre de 7.2% malgré le ralentissement du rythme d’évolution du secteur touristique qui a atteint 3.2% par an. Et le secrétaire d’Etat de passer en revue les différentes réalisations du 10ème Plan de développement ainsi que les objectifs du 11ème Plan.


Pour sa part, M. Amor Jilani, le DG de l’Agence Tunisienne de Coopération Internationale (ATCI), a souligné les difficultés auxquelles est confrontée l’Agence aussi bien au niveau national qu’à l’échelle extérieure. La concurrence “infligée” par d’autres nationalités est de plus en plus importante d’autant que les spécialités demandées par les recruteurs sont également sollicitées sur le plan national. D’autres conditions relatives à l’hébergement des coopérants tunisiens ou aux diplômes exigés notamment dans le Golfe sont aussi des difficultés à prendre en considération.


Cela étant, les perspectives de coopération augurent d’une moyenne de recrutement annuelle de l’ordre de 1500 coopérants. Et ce, malgré la concurrence. En plus des pays classiques de coopération, l’Agence se tourne également vers de nouveaux marchés tels que l’Afrique du Sud, la Belgique et la France qui expriment un besoin en matière de compétences médicales et para-médicales.


Parmi les intervenants, nombreux sont ceux qui ont mis le doigt sur les lacunes à combler en termes d’investissements. A ce titre, l’un des participants au séminaire a souligné l’importance du rendement des investissements. En dépit du climat politique tout à fait propice à ces projets, il y a d’autres facteurs dont notamment le problème de l’Internet qui entravent un développement conséquent de ce secteur.


Et un autre intervenant au débat d’évoquer l’exemple du Maroc qui représente un concurrent direct de la Tunisie notamment en matière de tourisme. Il a essayé de montrer comment ils s’évertuent à faire mieux que les Tunisiens et ce à travers une politique basée sur la visibilité, la communication et l’effort continu déployé pour le secteur privé afin d’épauler le secteur public.


En ce qui concerne le secteur touristique, M. Afif Maherzi, le DG Adjoint de l’ONTT, a mis en exergue les nouvelles orientations du tourisme tunisien. Désormais, la diversification des produits rime avec la diversification des marchés. Actuellement, il n’est plus question de braquer les regards uniquement sur les marchés européens et classiques, en particulier, qui ne répondent plus aux attentes du secteur. L’effort de marketing et de promotion s’oriente vers les marchés lointains dont la Chine et les marchés arabes. M. Afif Maherzi a rappelé à ce propos l’ouverture de nouveaux bureaux de l’ONTT dans des pays du Golfe et à Pékin afin d’impulser les flux touristiques.


 


M.K




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com