Il est temps d’une «réforme fondamentale» de l’Université tunisienne!





Où que l’on aille dans le monde, il est aujourd’hui un fait absolument acquis qu’aucune progression réelle n’est possible sans des institutions universitaires pleines de vie et d’effervescence, vibrantes de l’impatience des jeunes à aller de l’avant, engagées au plus près des soucis des entreprises, en débat perpétuel en son sein et avec ses sœurs à l’étranger...et surtout continuellement éprises d’innovation et de recherche.


Aujourd’hui, les grandes institutions internationales qui font la pluie et le beau temps jugent les Etats sur les ressources qu’ils auront allouées au domaine de la Recherche et du Développement. Combien avons-nous de docteurs d’Etat en mathématiques, en physique, en biologie... et leurs innombrables sous-spécialités ? Quel est le nombre de brevets déposés  par nos inventeurs ? et dans  quels domaines ? Quel est le niveau technologique de nos laboratoires ? Combien de papiers de recherche un universitaire doit-il publier par année pour garder sa place? Combien  avons-nous de programmes d’échanges avec les grandes universités mondiales? Possédons-nous une structure qui fasse le lien indispensable entre les inventeurs et les industriels capables de réaliser leurs idées? Combien avons-nous d'enseignants universitaires qui appliquent leur savoir dans des entreprises?...


Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous devons répondre de toute urgence si nous souhaitons, comme nous le disons tous avec une réelle conviction, nous arrimer définitivement aux économies les plus développées. Car, aujourd'hui, notre Université est malheureusement en train de suivre le cours des choses sans avoir à leur égard la moindre influence. C’est le cas de la majorité écrasante des pays pré-émergents, si l’on en excepte ceux qui ont eu le courage de se lancer dans une «révolution» radicale.


Une «révolution», voilà d’ailleurs l’espoir que soulève le dernier Conseil des ministres présidé par le Chef de l’Etat et qui vient de débattre d’un projet de loi où l’on parle d'introduire des «réformes fondamentales» au système de notre enseignement supérieur. Une révolution n’est-elle pas une réforme fondamentale ?


 


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com