Vie politique : Ettajdid lance une coalition pour rassembler les forces progressistes





Le Mouvement Ettajdid, ex-parti communiste tunisien, a associé des militants indépendants à son 2ème congrès qui se tient depuis vendredi à Tunis, dans une nouvelle tentative de créer un pôle d’opposition progressiste en Tunisie.


 


Tunis-Le Quotidien


Le Congrès a été ouvert par Mohamed Harmel, secrétaire général sortant d’Ettajdid en présence de 350 congressistes et des représentants des formations d’opposition tunisiennes dont Maya Jéribi (PDP) et Mustapha Ben Jaâfar (FDTL).


Le chef d’Ettajdid a d’emblée annoncé le principal enjeu du Congrès en déclarant que le Congrès constitue la «première étape de la construction d’une alliance démocratique qui refuse toute alliance avec les courants religieux». Et de renchérir : «Aucun parti ne peut s’arroger le droit de parler au nom d’Allah».


Un manifeste publié en marge des travaux du Congrès abonde dans ce même sens en indiquant que les promoteurs du «premier noyau» du pôle d’opposition progressiste  sont porteurs d’un projet de société et d’une alternative qui refuse les «projets politiques rétrogrades» et se propose de défende les acquis du modernisme en Tunisie , notamment les droits de la femme, la justice sociale et l’enseignement rationnel.


Cette  coalition autour de l’ex-parti communiste tunisien est perçue par certains observateurs comme une réaction à certaines alliances favorables à l'action commune avec les courants religieux.


Le Mouvement Ettajdid avait lancé en janvier 2006 une «coalition-initiative démocratique» qui refuse «l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques.


Cette initiative n’a pas réussi à s’installer dans la durée. Deux sensibilités de gauche qui en faisaient partie avaient préféré faire cavalier seul».


Le 2ème Congrès d’Ettajdid doit se poursuivre jusqu’à dimanche, adopter un programme politique, économique et social et élire les nouvelles instances dirigeantes du parti.


Volet élections, deux candidats se sont présentés au poste de secrétaire général pour succéder à Mohamed Harmel : Ahmed Brahim, président du Conseil national et Hatem Chaâbouni, membre du Bureau politique. Le secrétaire général sortant devrait en principe occuper le poste de président suite à la présentation d’une motion dans ce sens aux congressistes.


Le Congrès devrait également élire un Conseil national de 70 membres et un Bureau politique de quinze membres.


 

W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com