«Nuit marocaine» à Carthage : Une soirée à oublier





Dimanche dernier, Karima Skalli et Abderrahim Souiri, qui animaient une «Nuit marocaine» ont dû chanter devant un amphithéâtre quasi désert.


Les quelques centaines de spectateurs, en majorité invités (selon des indiscrétions, moins d’une centaine d’entre eux ont pris leur billet au guichet) ne pouvaient garnir les immenses travées de l'amphithéâtre romain de Carthage.


Pourtant, le concert était de haute facture musicale servi par deux chanteurs au sommet de leur art et un orchestre composé de musiciens chevronnés.


Toutes les conditions du succès étaient réunies et rien ne justifie la bouderie du public.


Comment expliquer ce gâchis ? Manque de promotion de l’organisation ? Manque de curiosité du public ? Il y a un peu les deux à la fois.


On ne peut pas invoquer le manque de moyens du public qui était très nombreux  la veille lors du concert  de Dany Brillant et qui sera encore plus nombreux le 1er août avec Gad El Maleh qui jouera le 1er août à guichets fermés (ici, on parle de files indiennes et même de marché noir avec 70 et jusqu’à 150 dinars le billet).


Mais quoi qu’il en soit, nos frères marocains méritaient un accueil plus chaleureux de la part de notre public, pas seulement par devoir de voisinage, mais pour la haute qualité artistique du «produit» présenté ce soir-là.


Nous sommes vraiment désolés pour madame Skalli qui avait déjà été grandement applaudie par le public  tunisien des précédentes sessions du Festival de la Médina et auparavant à La Goulette de l’été 1999, et pour son collègue, très apprécié lui aussi des connaisseurs.


Nous aurons d’autres occasions pour les applaudir et surtout pour nous racheter à leurs yeux.


Désolés aussi pour le Festival de Carthage qui ne doit pas multiplier ce genre de faux pas, car il pourrait nuire à sa notoriété. Une soirée à oublier. Vite, très vite.


 


Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com