Bruit de bottes au P.O.?





La tournée de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice au Proche-Orient revêt cette fois-ci une signification particulière. La composition de la délégation accompagnant Rice qui est essentiellement composée du secrétaire à la défense Robert Gates peut constituer un indice de taille pour aider les analystes et les observateurs à saisir les véritables enjeux du périple.


La déclaration faite par Rice ne laisse pas de doute sur les objectifs de l’Administration Bush dans la région. Elle affirmait à ce propos que les Etats-Unis demeurent «déterminés à entretenir l’équilibre des forces, les équilibres militaires et stratégiques».


En fait, l’équilibre stratégique a-t-il été bousculé pour le rétablir? La réponse est affirmative si l’on prend en considération la percée technologique iranienne durant les derniers mois, caractérisée par «l’entrée de l’Iran au Club nucléaire» comme l’avait affirmé quelques mois auparavant le président iranien.


L’industrie militaire iranienne a fait preuve d’ingéniosité dans le domaine de l’aviation civile et militaire, de même pour l’industrie navale.


Il est évident que l’industrie iranienne ne pouvait que donner du fil à retordre à la fois à l’Administration américaine et à l’Etat hébreu.


La secrétaire d’Etat ajoute sans équivoques que «s’il y a une déstabilisation de la région, elle est à mettre au passif du régime iranien». Le message est on ne peut plus clair. Plusieurs indices mettent en évidence les risques de conflagrations dans la région. L’effet de boomerang n’épargne pas les pays du Proche-Orient.


Les pays arabes se doivent de tirer les enseignements des leçons du passé pour se lever en bloc contre toute nouvelle guerre dans la région. Ils seront les premiers à payer la facture qui sera très lourde.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com