Gad Elmaleh à Tunis : Rien que pour… un petit sourire





Ce soir, on va mourir... de rire avec ce sacré Chouchou phénoménal qu’on nomme Gad Elmaleh... Rendez-vous à Carthage pour les plus heureux.


 


Depuis qu’on l’a annoncé au festival de Carthage 2007, l’humoriste français d’origine marocaine n’a pas cessé d’être l’objet de toutes les causeries dans la Cité et son nom de faire bien du bruit chaque jour dans les cercles de l’après-midi et de la nuit.



Depuis des jours (et depuis la communication tardive du spectacle), des milliers de nos jeunes et moins jeunes se sont rués vers les quatre points de vente de billets et tapés sur le crâne tout le soleil d’été. Les plus chanceux sont soit pistonnés, soit des lève-tôt et ils ont eu vite leur billet.


Les moins chanceux ont été vers 11 heures du matin, trois ou quatre jours de suite, priés de revenir le lendemain et toujours le lendemain pour avoir, peut-être, la perle rare.


Après cette rengaine avec toutes ses notes de file d’attente, de bousculade, sueur et espoir devant les guichets du TMT, de la Maison de Culture Ibn Khaldoun, de la Maison des Jeunes d’El Menzah et du Théâtre de Carthage, on a baissé les stores et dit que c’est fini et qu’on est désolé pour les malchanceux. Et en guise de consolation, on a annoncé que Gad lu-même est au courant de ce qui se passe à Tunis et il a promis de donner plus tard d’autres spectacles.


L’offre, on le sait, ne doit pas dépasser les huit à huit-mille cinq cents billets. Quant à la demande, elle est dans les cinquante mille. Et dans ce genre de spectacle, Carthage ne peut pas avoir tout autour de sa scène  un cordon interminable.


On a donc vendu cinq mille billets (l’un à 21 dinars). Quant aux chaises (l’une est à 31 dinars), il n’y a aucune chance pour réserver. Mille places sont déjà pour les invités du gouvernement. Le reste est pour les imprévus, on ne sait jamais !


Dans les coulisses, on parle d’un marché noir qui s’est instauré et le prix du billet de se multiplier par quatre voire par cinq et plus. C’est de la folie, dit-on.


Après tout, on préfère écouter attentivement le One man show de Gad sur un CD et à notre aise sur un canapé chez soi. Sinon, on change de programme et à la prochaine.


Peu importe et sans précédent, cette année, Carthage sera bien marqué par l’événement. Un Gad Elmaleh bien dans nos murs et la soirée de se profiler en éclats...de rire.


L’homme, on le connaît généreux, drôle, provocateur et capable de toucher tous les publics et surtout de leur arracher un petit sourire. Arracher un petit sourire aujourd’hui est devenu presque une affaire d’Etat et on paye tout, et tout ce  qu’on a pour afficher son épanouissement.


Après son spectacle de Broadway au Beacon Theatre (aux USA) en septembre 2006 devant 3.000 personnes, Gad va être ce soir devant toute une armée à Carthage avec les huit mille ou plus spectateurs et ça va le marquer.


Il va tout d’abord découvrir qu'il a  son public à Tunis. Ses fans suivent son ombre là où il se déplace et suivent surtout la bonne malice de l’enfant du Maroc, au comportement méditerranéen. Pur jus de chez nous.


Né le 19 avril 1971 à Casablanca, l’ado en 1987 a choisi tout d’abord d’aller à Montréal pour ses études politiques, puis de tourner le dos à la fac et de faire ce qu’il aime faire. Et c’est à Paris où il s’est donné libre cours à l’art de la scène et inscrit au cours Florent en 1992.


L’élève d’Isabelle Nanty s’est vite montré le don avec feu Elie Kakou, Gérard Depardieu et tous ceux qu’on a oubliés (désolés!).


A la fois comédien, acteur de ciné, musicien, Gad Elmaleh est un artiste complet. Mais le plus dur, c’est de faire rire et... il le fait si bien Monsieur !


Dans son premier one man show, «Décalages», en 1995, l’homme a été repéré par les médias et sa carrière de commencer à se dessiner en gros. On lui compte plusieurs rôles dans des films à succès. Comme Salut cousin, Vive la République, Deuxième Vie... Sur son C.V. on trouve aussi sa «tronche» dans les courts métrages. Mais dans les one man show, il est le maître. Et en dépeignant des personnages de la société, il attire  toutes les attentions. Ici on pense à notamment La vie normale, L’Autre c’est moi et autres Papa est en haut. Ce dernier spectacle a été donné en première le 15 juillet dernier à Montréal dans le cadre du festival Juste pour rire. Avec quoi il va aussi faire une tournée dans l’Hexagone en octobre prochain tout en se préparant à une escalade à l’Olympia en décembre et janvier prochains.


Pour le moment, Gad Elmaleh doit être aux anges et faire certainement un tabac à Carthage. Et son projet de réalisation Coco de 2008 peut encore attendre.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com