Otages coréens en Afghanistan : Lueur d’espoir





Le Quotidien-Agences  


Les talibans se sont déclarés prêts hier à entamer pour la première fois des pourparlers directs avec des émissaires de Corée du Sud sur le sort des 21 otages sud-coréens détenus depuis 15 jours en Afghanistan.


Les autorités afghanes ont implicitement donné leur aval à une telle rencontre par la voix du gouverneur de la province de Ghazni (140 km au sud de Kaboul), où le groupe a été enlevé le 19 juillet.


"Une délégation de diplomates sud-coréens doit rencontrer les talibans pour des pourparlers directs", a affirmé Mirajuddin Pattan, soulignant que les modalités de cette rencontre, notamment son lieu, faisaient encore l'objet de discussions.


"Les Sud-Coréens sont désormais prêts à discuter directement avec nous et notre conseil de direction a nommé une délégation pour négocier avec eux", a pour sa part déclaré par téléphone à l'AFP Youssouf Ahmadi, porte-parole rebelle.


Le gouverneur de Ghazni a assuré que cette rencontre était organisée à la demande des Sud-Coréens alors que les négociations entre les talibans et les négociateurs afghans du gouvernement n'ont donné aucun résultat.


Les talibans exigent un échange de prisonniers, ce que refuse Kaboul qui réclame la libération sans condition des 16 femmes du groupe d'otages, dont plusieurs sont malades selon les talibans, comme préalable à la poursuite des négociations.


Depuis le rapt du groupe, deux otages, un pasteur de 42 ans et un enseignant de 29 ans, ont été exécutés par les talibans, au terme d'ultimatums sans cesse repoussés depuis une semaine.


"Les négociations ont échoué parce que les Américains n'ont pas permis à Kaboul de libérer des prisonniers", a affirmé le porte-parole des Talibans.


 La Corée du Sud tente de son côté de convaincre les Etats-Unis d'intervenir dans le dossier: huit députés sud-coréens, dont un des dirigeants du parti au pouvoir, ont annoncé à Séoul leur prochain départ pour Washington.


Par ailleurs, les tensions demeuraient fortes dans la province de Ghazni où des tracts annonçant des opérations militaires contre les insurgés et appelant la population civile à se mettre à l'abri ont été largués hier.


Le ministère de la Défense a assuré que ces opérations étaient prévues de longue date n'avaient pas pour but de libérer les otages. Les talibans ont, de leur côté, averti que les otages seraient tués en cas d'opération.


En visite à Manille pour le forum annuel de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), le secrétaire d'Etat adjoint américain Christopher Hill a  aussi assuré qu'aucune opération n'était envisagée pour libérer les otages.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com