Dommages collatéraux





Entre 200 et 300  victimes civiles sont tombées hier en Afghanistan suite à un bombardement intense mené par les forces occidentales dans la province d’Helmand.


La liste des dommages collatéraux dans ce pays se prolonge indéfiniment.


Généralement ces dommages se soldent par un communiqué laconique qui précise les circonstances de l’incident et rassure la population et la communauté internationale sur la nécessité d’ouvrir une enquête à ce sujet. Une enquête du reste qui n’aboutira point.


Ces bavures sans cesse renouvelées  en Afghanistan, en Irak et dans les territoires occupées posent un véritable problème quant à la nécessité de préserver la vie de la population civile, notamment en prenant les mesures adéquates contre les auteurs de ces actions irresponsables et en décrétant des consignes claires et précises pour éviter tout dommage collatéral à l’avenir.


La responsabilité du commandement central dans ce genre d’incidents est évidente puisqu’il est aisé de remonter jusqu’aux donneurs d’ordre du déclenchement des hostilités pour définir  le rôle de chacun.


L’on se demande dans ce contexte, et en raison du laxisme des enquêtes si les Afghans, les Irakiens et les Palestiniens pour ne parler que de ces trois peuples ne constituent pas des êtres humains de seconde classe pour qu’ils méritent une telle indifférence de la part de la communauté internationale.


Paradoxalement, cette même communauté internationale réagit avec un engagement sans précédent et parfois avec une agressivité extrême dès qu’il s’agit d’un sujet occidental. Les infirmières bulgares, le journaliste britannique pris en otages par un groupuscule à Gaza constituent quelques exemples significatifs.


Ces deux poids et deux mesures ne sont pas de nature à diminuer le fossé de l’incompréhension séparant l’Occident et l’Orient notamment en cette période marquée par des guerres injustes et injustifiées. D’autres sont probablement  en cours et ne feront qu’élargir ce fossé.


Il s’agit d’un véritable  drame qui mérite une attention particulière de tous ceux qui se placent derrière la machine meurtrière mais également des stratèges qui les orientent.


Certaines images restent à jamais gravées dans la mémoire collective des familles des victimes mais surtout dans l'inconscient de la population et pourraient donner lieu à des agissements improductifs.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com