Afghanistan : Le lieu des négociations pour les otages coréens en discussion





Le Quotidien-Agences


Le gouvernement afghan et les talibans tentaient de convenir hier d'un lieu pour les négociations en vue de la libération des 21 Sud-Coréens retenus en otages depuis plus de deux semaines, a rapporté le chef de la police de la province de Ghazni.


Une délégation sud-coréenne est arrivée dans la province de Ghazni, où sont détenus les Coréens, afin de négocier directement avec les ravisseurs.


Mais Séoul a fait valoir aux talibans qu'elle disposait de moyens d'action limités puisqu'elle n'a pas le pouvoir de faire libérer des détenus islamistes incarcérés dans des prisons afghanes, la principale revendication du mouvement radical.


"Un lieu n'a pas encore été trouvé pour les négociations. Les discussions se poursuivent pour trouver un accord sur le lieu", a déclaré à la presse le chef de la police de Ghazni, Ali Shah Ahmadzaï.


"Nous sommes favorables au dialogue, c'est ce que la logique exige. Mais si cela ne marche pas, alors la force pourrait être utilisée", a-t-il ajouté. "Si les talibans n'acceptent pas le dialogue, cela signifie qu'ils ne veulent pas que ce problème soit réglé de manière pacifique".


Les talibans préfèreraient que les négociations se déroulent dans un secteur sous leur contrôle et ils se portent garants de la sécurité des délégués coréens, a fait savoir avant-hier un porte-parole des insurgés. Si les négociations devaient se tenir à l'extérieur des zones sous leur contrôle, les talibans exigent des Nations unies des garanties pour leur sécurité.


Un porte-parole de l'Onu à Kaboul a déclaré que l'organisation internationale n'avait pour l'instant reçu aucune demande d'assistance pour l'organisation de négociations.


Selon Ahmadzaï, les autorités ont réussi à faire parvenir des médicaments aux volontaires chrétiens - 18 femmes et trois hommes - détenus par petits groupes dans différents endroits de la province.


Les talibans ont en revanche rejeté l'offre émise par des médecins afghans qui se disaient prêts à prodiguer des soins aux otages, dont deux semblent gravement malades, a rapporté le chef de la police.


Les talibans avaient enlevé 23 volontaires chrétiens sud-coréens le 19 juillet. Ils en ont tué deux et menacent les autres du même sort si le gouvernement afghan ne libère pas des taliban emprisonnés.


Les autorités afghanes ont exclu tout échange de prisonniers pour ne pas encourager d'autres enlèvements.


Certains responsables politiques sud-coréens ont exhorté les Etats-Unis à user de leur influence pour favoriser un règlement de la crise, mais Washington est resté ferme dans son refus de faire des concessions aux groupes comme les taliban, qu'il assimile strictement au terrorisme.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com