«Questions de vie» : Théâtre dans le théâtre





Avant de se produire avec leurs «Questions de vie», le 9 août au palais Abdellia dans le cadre du 43ème Festival de Carthage, Taoufik Jebali et compagnie ont rencontré la presse hier à El Teatro .


 


Sur une note drôle, le maître des lieux, Taoufik Jebali a expliqué la raison de sa présence dans un festival qui «boude» le théâtre. «La rupture est tout à fait naturelle et nous ne sommes plus du paysage. Et notre présence est plutôt exceptionnelle. Puis, il faut le dire, l’arbre ne cache pas la forêt». Ce n’est pas mon affaire. C’est un marché où on parle de l’offre et de la demande».


Tout en levant un petit coin du voile, Jebali s’est montré  pas tout à fait d’accord avec le Festival qui favorise les étrangers en les payant (et en devises) des sommes exorbitantes.


Il n’empêche que l’affaire ne le concerne pas. Mais l’occasion s’est présentée aux élèves du studio  qui travaillent depuis déjà quatre ans sous sa houlette  et en collaboration avec Khaoula El Hadef et Atef Belhassine et à ne pas refuser. «Nous avons une modeste expérience, loin de la commercialisation, et il s’agit d’un laboratoire où on a jugé bon de le montrer au grand public», ajoute l’homme de théâtre.


«Nous avons pris quelques extraits de ces travaux qui vont ensemble sur une mise en scène adéquate. C’est une station pour déclencher et donner quelque chose. En fait il s’agit de toute une installation que va accueillir l’espace Abdellia. De l’interprétation, de la danse et autres», a précisé dans sa brève intervention Khaoula El Hadef.


Pour l’auteur de «Copie, non conforme», à partir de cette expérience, «on va évaluer le travail de ces ateliers où il y a des gens ambitieux et d’autres seulement pour remplir un vide. Chaque année, on démontre le fruit du travail aux parents et autres invités. Mais pour le large public, on va tâter la réussite de ces laboratoires». Et Atef Lakhoua de continuer : «Dans ces laboratoires, on peut trouver de la bonne graine. C’est une synthèse de tout et on va sortir de l’ombre».


Sur le coût de ces «Questions de vie», Jebali n’a presque rien répondu. Il a tourné autour de la question sans rien préciser et a finit par dire que «c’est une petite récompense». La récompense peut parfois peser lourd comme elle peut être de poids plume. L’essentiel,est qu’on a assisté à un bon travail. Ce qu’on  découvrira sur place le 9  août de cette forme nouvelle que nous proposent Jebali et sa bande d’amour et de scène.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com