Fifak 2007 : Hommage à Sembene Ousmane





Avec 52 mille dinars, Kelibia fera son festival filmique qui se déroulera du 11 au 18 août. Résumé d’une conférence de presse après le film documentaire projeté sur l’historique de cet événement.


 


Si on allait résumer en un mot le festival international du Film amateur de Kélibia (FIFAK), on va dire que c’est un regard autre sur le monde. Il y a toujours une écriture fraîche, dynamique, audacieuse et qui se veut militante.


Lors d’une conférence tenue hier à 11 heures à El Teatro devant un parterre de journalistes et de cinéphiles, on a passé en revue le programme de ce festival qui se fait une fois sur deux à l’échelle internationale et parlé de son coût et de tout autour...


Le ministère de la Culture et la Sauvegarde du Patrimoine a versé dans les caisse du FIFAK, trente cinq mille dinars.  Onze mille dinars sont venus de la municipalité de Kélibia pour renflouer le budget (assez mince à notre regard). De son côté, le gouvernorat de Nabeul a cotisé avec la somme de six mille dinars (la session d’avant était avec quatre mille dinars). Et si le commissariat régional du Cap-Bon tenait sa promesse avec mille dinars, le coût du festival serait de 52 mille dinars.


Au programme de ces huit jours qui vont créer l’événement, il y a un peu de tout.


Le bal sera ouvert par “Alphaville” du Brésilien Paulinho Caruso avec un mélange de science fiction et une pointe de western.


Après les 16 minutes tout en confits, tout dans une société confuse, on passe au “Chant de Yasmine” de Najwa Najjar (Palestine). Des symboles qui en disent long dans seulement 20 mn sur le doux-amer aux “biqa┠... sacrés d’amour et d’errance.


L’éventail de ce programme, assez riche et varié, sera dédié à tous les pays du monde, notamment l’Irak, la Palestine, le Liban, l’Iran, la Syrie, la France, la Belgique, l’Italie ... et la Tunisie.


Dans le lot de cette manifestation, une foule de compétitions. Une table ronde, des compétitions, des rencontres, pour parler de ce siècle de l’information et de ne pas oublier la mémoire … pour la mémoriser. Plusieurs invités animeront l’espace et le Liban sera à l’honneur de ce 23ème festival qui se profile enthousiaste avec ses coups de cœur, ses jurys et ses images et autres écrans.


Et puisque le monde du cinéma vient d’être endeuillé par la perte, le 9 juin dernier, de Sembène Ousmane, on a pensé à un hommage à ce grand Monsieur de l’écran. Et pas seulement.


L’homme mort à 84 ans nous a légué outre les quatorze films de ses 50 ans de carrière, cinq romans et cinq recueils de nouvelles. Il faut dire aussi que le disparu avait une belle et longue histoire avec les Tunisiens en général et avec les Journées cinématographiques de Carthage, en particulier, et c’était dès le départ avec son ami Tahar Chriaâ considéré comme le père du cinéma tunisien.


En 1966, les JCC l’ont gratifié du Tanit d’or pour “la Noire de ...”. En 1968 et en 1992, il fut à deux reprises le président du jury de ce festival biennal qui était cher à ses yeux d’Africain.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com