Emploi des diplômés : Une nouvelle stratégie pour répondre aux demandes additionnelles





Les pouvoirs publics tablent désormais sur un taux de  croissance annuel supérieur à 6% et le renforcement des activités des services à haute valeur ajoutée pour réduire le chômage des diplômés.


 


Tunis-Le Quotidien


Une étude réalisée par la Banque Africaine de Développement (BAD) sur la compétitivité de l’économie tunisienne a révélé un changement important de la physionomie des demandeurs d’emplois en Tunisie.


Les diplômés de l’enseignement supérieur ont représenté 70% de la demande additionnelle d’emplois en 2006 contre  35,3% en 2002.


Dans la note d’orientation du XIème plan de développement, ce taux se situera à environ 75%.


La demande additionnelle totale d’emplois est estimée à 88 mille par an durant la décennie 2007-2016.


Pour réduire le chômage en général et celui des diplômés en particulier, les planificateurs tablent sur un taux de croissance de 6,3% par an durant la prochaine décennie ainsi que sur le renforcement de la spécialisation dans les activités de services à haute valeur ajoutée.


L'étude note toutefois que la spécialisation internationale dépend de plusieurs variables exogènes qui ne sont pas entre les mains des autorités nationales, indiquant que cette «stratégie ambitieuse» mérite l’encouragement de la par des organismes internationaux.


 


Scolarisation massive


Le chômage des diplômés est essentiellement le résultat d'une scolarisation massive, selon l’étude.


Le taux de scolarisation pour la tranche d’âge 20-24 ans devrait passer de 14% au cours de l’année universitaire 1996-1997 à 37,5% durant la décennie 2006-2016.


En ce qui concerne la catégorie 6-14  ans le taux de scolarisation est passé de 86% en 1994 à96% en 2006.


Plusieurs réformes garantissant une meilleure employabilité des diplômés ont été introduites. Il s’agit  notamment de la diversification des spécialités et de la création de filières courtes et professionnelles qui répondent aux besoins du marché du travail national et international.


Le nombre des filières courtes est passé de 200 en 2002 à plus de 300  actuellement sur un total de quelque mille filières alors que le taux d’étudiants dans ces filières dépasse 30% actuellement.


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com