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Tunisie/Discours du Chef de l’Etat pour le cinquantenaire de la République


«Pas de place pour le parti unique»


 


* Par Jean-Claude Kiefer


 


La Tunisie est une république depuis 50 ans. Le pays veut continuer sur la voie des réformes, a annoncé le Président Ben Ali, devant un parterre de notables au palais de Carthage.


 


Dans un discours solennel à l’occasion du cinquantenaire de la République tunisienne, le Chef de l’Etat a préconisé davantage de pluralisme tout en annonçant plusieurs programmes de développement économique (construction de barrages, infrastructures routières, installation de la télévision numérique et satellitaire...)


 


Moins de 4% de pauvres


Depuis des jours, les journaux tunisiens, en longs articles et suppléments rédactionnels, dressent le chemin parcouru depuis le 25 juillet 1957 lorsque — un peu plus d’un an après la déclaration d’indépendance — avait été aboli le régime beycal pour une République.


Ce bilan se résume en quelques statistiques. Ainsi, en 1957, la Tunisie comptait 85% d'analphabètes :ils sont aujourd’hui moins de 20%.


Toute la jeunesse est scolarisée avec une proportion de femmes plus importante que celle des garçons dans les lycées et les facultés.


Moins de 4% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté, tel qu’il est défini par l’ONU, et 80% des 10 millions de Tunisiens sont considérés comme étant membres des classes moyennes.


En matière de développement, selon les normes établies par l’ONU, la Tunisie se range au 29ème rang, devenant l’Etat le plus développé du continent africain, devant la République sud-africaine.


 


L’égalité des sexes dans la Constitution


Ses acquis sociaux et économiques, sans oublier la place de la femme en Tunisie — seul pays arabo-musulman où l’égalité des sexes est juridiquement une réalité — sont les fruits du régime républicain, a souligné le Président Zine El Abidine Ben Ali. Mais ce régime a surtout été concrétisé  le 7 novembre 1987, la date d’entrée en fonction du Président actuel suite à la maladie et à  l'empêchement médical du père de la Tunisie, Habib Bourguiba (qui mourut en 2000).


A la présidence à vie a succédé une procédure élective avec une certaine pluralité des candidatures. Sept partis d’opposition ont depuis voix au chapitre et sont représentés à l’Assemblée nationale.


D’ailleurs, plusieurs de leurs leaders ont été décorés hier par le Chef de l’Etat.Une attitude qui refléterait la concordance politique de la Tunisie car, selon Ben Ali, «la fondation de la République sur la base du pluralisme signifie la pluralité des partis politiques, des organisations populaires, des associations et des diverses composantes de la société civile. Elle implique également la pluralité intellectuelle et la diversité des opinions... Il n’y a pas de place pour le parti unique ou pour l’opinion unique».




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com