La fourrière municipale en question





En principe, les agents de la police municipale se gardent de transporter les véhicules mal stationnés dont les propriétaires se manifestent à temps, c'est-à-dire avant le déplacement  des véhicules en question. C’est en tout cas, ce que disent les responsables municipaux  chaque fois qu’on leur fait part, sur les plateaux de la télévision  ou sur les ondes de la radio, des plaintes des citoyens à ce propos.
En réalité, les choses se passent autrement.
La preuve nous a été donnée encore une fois, mercredi dernier de bonne heure, à la rue Ibn Khaldoun, où nous avons été  témoins de la scène suivante : un automobiliste a stationné sa voiture dans l’emplacement réservé à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun, après avoir eu l’autorisation des employés de ladite institution, le temps d’aller au guichet acheter des billets pour le Festival international de Carthage. Alerté par les employés de la maison que sa voiture allait être transportée à la fourrière, l'automobiliste accourt et essaie de convaincre l’agent municipal de libérer son véhicule, car il allait partir immédiatement. Précision de taille: la voiture n’avait pas encore bougé de sa place. L’agent refuse d’entendre quoi que ce soit et démarre (presque) à l’Américaine, risquant d'écraser le pauvre automobiliste qui a trouvé consolation chez les commerçants de la rue Ibn Khaldoun, témoins de toute la scène.
Morale de l’histoire : quand la municipalité fait sous-traiter certaines de ses activités par des privés (ici Tunisie Park Services en l’occurrence), ce sont les citoyens qui trinquent.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com