Afghanistan : Les talibans acceptent de relâcher deux otages sud-coréens





Le Quotidien-Agences


Les talibans ont accepté de libérer deux des 21  otages sud-coréens, deux femmes malades, qui pourraient déjà avoir été relâchées, a déclré leur porte-parole Zabihullah Mujahed.


Peu avant, les talibans se sont dits "optimistes" dans leurs négociations directes avec une délégation sud-coréenne dans le sud de l'Afghanistan sur une libération des otages sud-coréens contre leurs camarades emprisonnés.


Les autorités afghanes ont toutefois réaffirmé de leur côté qu'elles ne cèderaient pas aux exigences des ravisseurs.


"Nous avons un grand espoir que la crise des otages sera réglée aujourd'hui ou demain", a déclaré Qari Bashir, un des deux négociateurs islamistes qui s'exprimait devant des journalistes, selon la télévision qatariote Al-Jazira.


Dans une conférence de presse exceptionnelle organisée devant le bâtiment de la Croix-Rouge afghane en plein centre de la ville de Ghazni où ont commencé les négociations, ce porte-parole des talibans s'est déclaré "optimiste (sur le fait) que les discussions aboutiront".


"Les otages seront libres si le gouvernement accepte nos demandes pour libérer les prisonniers", a-t-il dit. "Certains de nos prisonniers doivent être libérés", a insisté Qari Bashir.


Il s'est toutefois refusé à fournir tout détail sur la poursuite des discussions entamées vendredi soir.


"Il n'y a pas de changement dans la position du gouvernement afghan en ce qui concerne la libération des talibans prisonniers", a, quant à lui, déclaré à le porte-parole présidentiel Homayun Hamidzada, qui n'a pas voulu non plus commenter les négociations.


Après des jours de pourparlers au téléphone, les talibans ont entamé  leurs discussions face-à-face avec une délégation venue de Corée du Sud, en bénéficiant, semble-t-il, de la garantie du gouvernement qu'ils ne seront pas arrêtés.


L'autre négociateur islamiste, qui s'est présenté comme le mollah Nasrullah, a précisé que les talibans "avaient présenté une liste de huit prisonniers" dont ils veulent la libération. "Une fois que le gouvernement l'acceptera, nous lui présenterons une liste plus importante de prisonniers", a-t-il ajouté.


"De même que les Sud-Coréens s'inquiètent et se soucient de leurs ressortissants, nous somme inquiets et nous faisons du souci pour nos amis", a ajouté le mollah.


En réponse à une question sur l'état de santé des otages, le mollah a répondu qu'"il était bon".


Des médicaments leur ont été livrés la semaine dernière.


Les insurgés ont déjà exécuté deux hommes parmi leurs 23 otages enlevés il y a trois semaines pour forcer le gouvernement du président Hamid Karzaï à libérer un nombre égal de talibans prisonniers.


Le président Karzaï avait été vivement critiqué, notamment par les Etats-Unis, pour avoir libéré le 19 mars dernier cinq importants dirigeants talibans contre le journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, dont les deux collègues afghans avaient été, eux, décapités.


Les officiels afghans affirment publiquement maintenant que céder aux talibans ne fera que les encourager dans cette voie, mais ils ont tenté de convaincre les rebelles de relâcher les 16 otages femmes sud-coréennes arguant que c'était "infamant" au regard de l'islam, ainsi que souligné jeudi par le président Karzaï, de détenir des femmes en otages.


De récentes informations de presse avaient fait état de la possibilité de négocier une rançon. Le député pro-gouvernement Mahmood Gailani avait d'ailleurs déclaré le 4 août que "c'était la seule option qu'il leur restait".


Les jeunes évangélistes sud-coréens avaient été enlevés le 19 juillet dans la province de Ghazni, sur le principal axe routier du pays, reliant Kaboul à Kandahar, l'un des plus dangereux du pays.


Les talibans affirment aussi détenir un ingénieur allemand capturé le 18 juillet dans la province de Wardak, proche de Kaboul et veulent l'élargissement d'autres prisonniers pour le relâcher.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com