MDS : La grogne monte dans les régions





La tension reprend de plus belle au sein du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) en raison de la “lenteur” qui marque le processus de restructuration.


 


Tunis - Le Quotidien


Réunis récemment à Gafsa, de nombreux militants ont contesté les “entourloupettes” auxquelles recourent, selon eux, les partisans de l’actuel secrétaire général du parti, Ismaïl Boulehya, pour mettre les bâtons dans les roues de la restructuration, condition sine qua non de la tenue du prochain congrès du parti.


Les mécontents ont également indiqué, selon des sources proches du Bureau politique, que ce parti qui avait réalisé une prouesse électorale en 1981 en remportant les élections législatives face au parti destourien au pouvoir a perdu son rôle de formation d’opposition crédible. “L’activité de notre parti s’est réduite à la publication des communiqués à l’occasion des fêtes nationales”, s’était notamment emporté un militant.


Les membres mécontents du MDS qui se présentent comme des “militants sincères” ont également appelé le Bureau politique à se réunir pour veiller sur le bon déroulement de la restructuration et la préparation du congrès même en l’absence de Boulehya, alité chez lui depuis quelques mois.


Selon un membre du Bureau politique, ces militants envisagent de faire circuler une pétition pour contester “l’état de déliquescence dans lequel est entré le parti” depuis le congrès d’octobre 2004, marqué par le retour de l’ancien secrétaire général Mohamed Moâda.


Les mécontents, proches en majorité de Moâda, accusent par ailleurs ouvertement les sympathisants de Boulehya de vouloir “retarder autant que faire se peut le congrès pour préserver certains privilèges.


Le MDS est le parti le plus représenté au parlement et aux conseils municipaux parmi les formations d’opposition avec treize députés et une quarantaine de conseillers municipaux.


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com