Festival découvertes Tunisie 21 : El Jem fête la Méditerranée





Un festival «fait par des jeunes et pour les jeunes et dans un esprit jeune» et l’invitation  est ouverte à tout le monde. Rendez-vous à El Jem (encore!) du 23 au 25 août pour les concerts et pour les ateliers à partir de demain... A ne pas s’abstenir.


 


Tunis - Le Quotidien


Certes, El Jem vient de clôturer samedi dernier en toute beauté son XXIIème festival international symphonique. Mais la ville jumelée à Romans la française n’abdique jamais devant tout ce qui est art et tout ce qui est culture et promotion en tout genre. Tout ce qui est un véritable coup de pouce pour les talents en herbe et pour les créations. Tout ce qui est échange entre le Nord et le Sud de cette tâche bleue qui les sépare et qu’on appelle la Méditerranée. Et surtout tout ce qui est bonne volonté.


Oui, volonté. Car ici, on parle beaucoup de volontariat. Tout a commencé en 1999 au sein de l’association Art et Jeunesse d’El Jem où tout le monde s’est porté volontaire pour que le rêve prenne forme.


Puis l’éventail s’est élargi. A souhait avec des partenaires de tout bord, d’ici et d’ailleurs. Ainsi, on a tissé une trame de libre-échange entre les jeunes du monde.


Pour cette bonne cause, on a trouvé de par plusieurs institutions les soutiens qu’il faut. Au total, Découvertes Tunisie 21 (DT 21) ne dépassant pas grosso-modo le budget de 80 mille dinars et pourtant on parle de tout un panier d’objectifs.


 


Tremplin


«Le Festival se veut un tremplin ouvert aux musiciens. Un lieu de repérage des talents. Une recherche des émergences. Une vitrine de la diversité des formes et des expressions musicales. Une lecture des tendances et des dynamiques. Un point de rencontres précieuses entre jeunes, publics et artistes de toutes les rives de la Méditerranée», lit-on dans la note de presse de ce festival qui va signer sa 9ème édition (déjà!) avec bonheur et honneur.


Pour cette session d’août 2007, le directeur de production Ali Akrout a promis un programme fort enthousiaste. «Outre les concerts qui vont être gratuits, il y aura des ateliers de formation à partir du 16 août, le festival œuvre aussi pour la dynamique du développement local et de la région. A part l’amphithéâtre, la manifestation va être encore plus épanouie dans les rues de la médina. L’espace Sidi Ben Aïssa (150 places) sera ouvert pour les ateliers»..., a précisé Ali Akrout lors de la conférence de presse donnée hier matin dans un hôtel à Tunis. Il était entouré du côté tunisien de Houyem Zid et du côté français de Yann Crespel qui s’occupe du volet artistique.


«Il y a deux ans, on s’est lancé dans une aventure. On a impliqué les habitants de la ville qui ont accueilli avec chaleur l’idée d’héberger chez eux nos hôtes (une partie) et de partager avec eux l’univers artistique», raconte Houyem Zid avec un brin de fierté.


 


Melting pot artistique


Pour Yann Crespel qui croit fermement à tout sens de l’aventure, il trouve son bonheur de voir El Jem un vivier de talents. Et n’exclut pas le côté de continuer à accompagner les artistes découverts lors de ce festival. Nous pensons ici à une foule de nos artistes qui ont trouvé de l’aide et de la promotion de leur produit ici et ailleurs. Nous  citons ici à titre d’exemple, les Mounir Troudi, Zohra Lajnef, Zied Melki, Mariem Laâbidi, Chedly Khomsi, Yadh Elyès, Ahmed Mejri, Amine et Hamza M’raïhi, Walid Gharbi et autres Ismaël Lo, Manu Théron... La liste est bien longue et ça continue.


 Pour cette année, le producteur artistique qui compte sur les nouvelles énergies a pensé à Samsa et Diego Imparato, une rencontre tuniso-italienne, pour le jeudi inaugural. Et il n’a pas cessé de remercier les Italiens pour leur soutien. En présence de la nouvelle directrice de l’Institut italien de culture, Fulvia Veneziani, Crespel a souhaité de continuer avec entrain, la collaboration avec nos amis de la Botte voisine. Le soir va être tout parrainé par des spectacles d’Italie du Sud. De l’art populaire et de la «macarimiri» avec du rythme et des élans de théâtre.


Et ce n’est pas tout, le vendredi sera avec du hip-hop, du checkpoint 303 et du Uneny et la tournée est entre la Tunisie, la France, la Palestine et la Bosnie. Tous les symboles de la paix y seront à volonté dans la même marmite... qui va bouillir par de la musique.


Et pour finir,  il y aura un peu de tout le samedi 25 août avec des spectacles tunisiens, marocains, français et autres autrichiens. Des surprises attendent les festivaliers. Ils n’ont qu’à demander le programme pour plus de renseignements. Car il y a aussi des films et des tables rondes pour éclairer les zones ombragées de ce festival qui se veut pétillant et pour la bonne cause artistique et politique et de bon voisinage par-dessus le tout.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com