Festival de Carthage : Cerise sur le gâteau pour la clôture





Ce soir, sera clôturé le 43ème Festival international de Carthage avec un concert de la Rachidia.


 


Le chanteur, Zied Gharsa, est l’un des représentants les plus en vue de la chanson tunisienne et la troupe est la prestigieuse gardienne de notre patrimoine musical.


Le choix est sans doute judicieux et l’on doit s’attendre ce soir, a priori du moins, à une grande affluence du public.


Nous écrivons a priori car nous n’en sommes pas sûrs du tout. Et pour cause : cette session qui s’achève a révélé une évolution inquiétante de notre public qui ne réserve pas un accueil aussi enthousiaste aux stars locales qu’à celles qui viennent du Caire, de Beyrouth et même, depuis peu, de pays du Golfe.


Nous avons constaté en effet que les stars tunisiennes n’ont pas enflammé les foules cet été.


Elles n’ont pas joué à guichets fermés. Et même si Latifa et Soufia ont joué devant des gradins archi-pleins, celles-ci le doivent — et elles le savent mieux que nous — à une mobilisation exceptionnelle de l’administration de la culture et les structures du RCD qui ont ramené des bus entiers de spectateurs non payants des quatre coins du pays.


Mobilisation qui n’a malheureusement pas profité aux stars locales comme Chokri Bouzaïène, Olfa Ben Romdhane, Leïla Bouhajeb, Mounir Mehdi, Samir Agrebi... qui ont dû jouer devant quelques centaines voire quelque dizaines de spectateurs. Alors que la plupart des galas animés par les chanteurs orientaux ont connu une grande affluence du public qui s’est traduite par de bonnes recettes de guichet. Ne tirons pas vite des conclusions. Attendons voir la réaction du public ce soir pour en avoir le cœur net.


Si le public de ce soir ne sera pas aussi nombreux qu’il l’a été ces derniers jours pendant les concerts de Kadhem Saher, Amal Maher, Chirine...


Et s’il ne viendra pas spontanément, comme cela devrait être normalement, nous serions obligés d’en conclure que la chanson tunisienne n’arrive plus à convaincre son propre public ou que ce public est revenu à ses vieilles habitudes, qui consistent à privilégier le produit étranger importé (quandil bab M’nara) ou qu’il est conditionné par les chaînes de la télévision tunisienne et arabe qui le submergent de clips tournés dans les studios du Caire et de Beyrouth.


Dans tous les cas, il y a problème qui mérite de faire débat.


 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com