Une responsabilité collective…





Les terrains nus, dans nos murs, particulièrement ceux qui sont situés à proximité des zones urbaines, sont le plus souvent transformés en dépotoirs  à ciel ouvert. A la longue, ils deviennent les réceptacles de gravats, immondices et détritus ménagers en tous genres, au grand dam de l’esthétique et de l’hygiène de nos villes qui en prennent un sacré coup. Le constat est  patent et ces pratiques  peu orthodoxes où l’irresponsabilité le dispute au laxisme et à la nonchalance sont malheureusement légion. Ne nous étonnons pas d’ailleurs si ces espaces laissés à l’abandon deviennent des terrains de prédilection où prolifèrent toutes sortes d’insectes nuisibles sans compter les odeurs nauséabondes des déchets en putréfaction qui s’en dégagent. Et quand on sait que ces espaces  sont parfois transformés en aires de jeu par les titis, les risques qu’ils font peser sur la santé ne sont pas du tout à négliger.


Engagées sur plusieurs fronts et fortement sollicitées pour veiller à la propreté de nos cités, les municipalités tentent, tant bien que mal, de remédier à la situation. Malgré les efforts déployés dans ce registre, le bilan est somme toute mitigé, bien qu’il diffère d’une région à une autre. A qui incombe la responsabilité de ce constat peu reluisant? La question s’impose d’elle-même et il y a  urgence  aujourd’hui à prendre le taureau par les cornes pour juguler ce fléau endémique qui porte gravement préjudice à la propreté, l’esthétique et la qualité de la vie dans nos cités. Bien sûr la responsabilité de nos mairies  est engagée au premier plan. De par leur statut, celles-ci doivent veiller à ce que rien ne vienne altérer l’hygiène de nos villes en déployant les moyens nécessaires pour s’acquitter pleinement de cette tâche éminemment nécessaire et importante. Les citoyens sont aussi directement impliqués. La réussite de toute action en matière de protection de l’environnement, initiée dans le périmètre communal, dépend aussi et surtout de leur bon comportement, leur sens du civisme et de la responsabilité. Ils sont appelés plus que jamais à apporter une contribution active pour préserver l’hygiène et la beauté de leurs cités. Sous d’autres cieux, les habitants d’une localité se muent en de véritables vigiles qui n’hésitent pas à remettre à l’ordre un visiteur ou un concitoyen qui jette par mégarde un mégot sur la chaussée. C’est dire que la propreté est aussi et surtout une question de culture et de mentalité et une veille de tous les instants qui associe tous les membre de la Communauté.


Le programme d’action en matière de propreté et de protection de l’environnement, ordonné par le Président Ben Ali lors du Conseil ministériel réuni à la suite de la visite inopinée qu’il a effectuée dimanche 11 juin 2007 à la résidence Les Oasis dans la municipalité de la Goulette, commence à donner ses bons fruits. Ce programme a généré un grand impact sur l’impulsion de l’action municipale et permis également de renforcer la coopération et la coordination entre les structures et les services concernés. Désormais, la fermeté pour l’exécution des travaux dans la célérité requise est le mot d’ordre décrété par les pouvoirs publics. L’enjeu en vaut la chandelle tant il s’agit de remettre bon ordre dans le jardin...


 


Chokri BACCOUCHE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com