Syrie : Le Premier ministre irakien entame sa première visite à Damas





Le Quotidien — Agences


Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a entamé hier sa première visite en Syrie, un régime aux relations tendues avec les Etats-Unis, où il s'entretiendra avec le président Bachar al-Assad.


Les violences en Irak et le problème des réfugiés irakiens en Syrie figurent parmi les sujets de cette deuxième visite seulement d'un chef de gouvernement de Bagdad depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003.


Elle intervient dix jours après que Maliki se soit rendu en Iran, bête noire des Américains dans la région, et alors que les Etats-Unis accusent Damas de laisser des insurgés transiter par son territoire à destination de l'Irak.


Le Premier ministre, accompagné d'une importante délégation officielle, a été accueilli à l'aéroport international de Damas par son homologue syrien Mohammad Naji Otri.


Lors de sa visite de trois jours, le responsable irakien doit rencontrer, outre le président, le vice-président syrien Farouk Chareh et le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem.


Les entretiens porteront notamment sur la réactivation des accords commerciaux conclus avant l'invasion américaine de l'Irak, la réouverture de l'oléoduc qui relie les deux pays, ainsi que les questions relatives à la sécurité.


Maliki rencontrera aussi des réfugiés irakiens, estimés entre 1,5 et 2 millions, un problème qui pèse sur les ressources de la Syrie.


La ministre syrienne des Emigrés, Boussaïna Chaabane, a relevé hier dans le journal officiel Techrine, que "les Etats-Unis ont reçu moins de mille Irakiens alors que la Syrie abrite jusqu'à présent près de deux millions d'Irakiens, avec qui nous partageons l'eau, l'électricité, la nourriture, l'éducation, les services hospitaliers et le logement".


Chareh avait indiqué la semaine dernière que les réfugiés irakiens constituaient "un fardeau économique, social et politique" pour la Syrie.


Sur les questions de sécurité, lors d'une conférence au début du mois à Damas, les voisins de l'Irak ont "dénoncé les actes de violence et de terrorisme visant les civils et les infrastructures en Irak" et se sont engagés à "coopérer" avec Bagdad à une amélioration de la sécurité.


"La Syrie estime qu'il n'existe d'autre alternative que la réconciliation nationale", soulignait lundi le quotidien As-Saoura, réitérant la demande syrienne de retrait des soldats américains.


Le quotidien appelle à "l'établissement d'un calendrier pour le retrait des troupes étrangères" qui serait un premier pas "dans la bonne direction".


Si "Nouri al-Maliki exprime avec sincérité une position irakienne qui mène à une réconciliation globale et établit un calendrier pour le départ des forces américaines d'Irak, il trouvera une Syrie très proche qui coopérera avec l'Irak dans tous les domaines", avait affirmé Chareh.

Le président irakien Jalal Talabani avait effectué en janvier une visite d'une semaine en Syrie, la première d'un président irakien dans ce pays depuis près de trois décennies.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com