Rencontres cinématographiques de Hergla : Pour un cinéma sans frontières !





Hergla, cette belle et paisible station balnéaire, ouvrira généreusement ses bras pour accueillir les passionnés du 7ème art. L’événement est la tenue de la 3ème édition des Rencontres Cinématographiques de Hergla, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 26 de ce mois. Un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles africains et méditerranéens.


 


Pas loin de Sousse, Hergla, cette ville moderne qui s’est développée sur les restes de l’antique cité Horrea Coelia vit actuellement aux rythmes de la 3ème session de ses rencontres cinématographiques. Lancée en 2005 par l’Association Culturelle Afrique - Méditerranée, cette manifestation filmique a vu le jour dans le but de promouvoir le court métrage et le documentaire et d’établir des liens entre les cinéphiles et les cinéastes africains et méditerranéens. C’est dans cet esprit d’échange, de dialogue et de promotion des cultures africaines en Tunisie que ce festival a évolué durant ces deux années. Le programme de la 3ème édition des Rencontres Cinématographiques de Hergla ne déroge pas à la règle car les organisateurs ont opté pour la consolidation du programme des ateliers de formation qui seront animés par Kamel Regaya, Nouri Bouzid et Hédi Khelil. Ces ateliers d’initiation et de formation seront accompagnés par des cours de cinéma et d’image qui seront donnés par le cinéaste tchadien Mahamet Salah Haroun, le syrien Omar Amiralay et la tunisienne Kahena Attia. Pour la soirée d’ouverture, les invités de Hergla et ses habitants sont invités, ce soir, à un hommage au talentueux réalisateur sénégalais Sembène Ousmane qui vient de quitter notre monde, le 9 juin dernier. Une soirée spéciale qui verra la présence du père fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage, Taher Chariaâ, et d’une autre figure de proue du cinéma africain, à savoir Sotigui Kouyaté sera marquée par la projection de «La noire de…» de Sembène Ousmane qui a obtenu le Tanit d’or des Journées Cinématographiques de Carthage en 1966. «La voix du griot» de Kouyaté sera à l’affiche de cette soirée d’ouverture. Parallèlement à ces ateliers de formation qui constituent le cœur battant de ces rencontres, le public découvrira une sélection de films du Maroc, d’Algérie, du Liban, d’Egypte, d’Espagne, de France, d’Italie, de Grèce, du Burkina Faso, d’Afrique du Sud, du Sénégal etc.


Notons que la soirée de clôture comportera la projection de deux films, à savoir «Ritorni» de Giovanna Taviani et «La dernière utopie : la télévision selon Roberto Rossellini» de Jean Louis Comolli.


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com