Trois semaines avant la publication d’un rapport sur l’Irak : Guerre… des mots aux Etats-Unis





La guerre des mots fait rage aux Etats-Unis entre le président George W. Bush, le Congrès et la hiérarchie militaire sur le bien-fondé d'un début de retrait d'Irak, trois semaines avant la publication d'un rapport perçu comme décisif.


 


Le Quotidien — Agences


La pression monte auprès de la Maison Blanche pour qu'elle amorce un début de retrait alors qu'approche l'évaluation attendue en septembre du général David Petraeus, commandant de la force multinationale en Irak, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, de la nouvelle stratégie américaine visant à mettre fin aux violences confessionnelles dans le pays.


Un rapport du renseignement américain rendu public avant-hier a dressé un sombre constat de la situation sur le terrain, la fragilité du gouvernement de Bagdad et les insuffisances de ses forces de sécurité.


Le leader démocrate du Sénat, Harry Reid, en a profité pour appeler dès "septembre, les républicains à se joindre aux démocrates pour changer de cap en Irak".


 


Les militaires s’y mettent


Pour sa part, le chef d'état-major interarmées américain, le général Peter Pace, qui doit quitter son poste fin septembre, serait en passe de recommander au président Bush de réduire fortement les forces américaines en Irak l'an prochain.


Selon le Los Angeles Times, citant de hauts responsables américains, le général Pace devrait faire valoir que maintenir l'an prochain des effectifs de 100.000 hommes sur les quelque 162.000 déployés actuellement soumettrait l'armée américaine à rude épreuve.


La recommandation du général met en relief les différends au sein de l'armée et de l'administration américaine à propos de l'Irak, huit mois après l'envoi d'un renfort de 30.000 hommes.


Le général Pace et d'autres responsables américains craignent que la guerre en Irak n'ait "fragilisé les capacités militaire américaines à rétorquer, si nécessaire, à d'autres menaces, comme l'Iran", relève le journal.


Le général Rick Lynch, qui commande une division dans la région de Bagdad, a affirmé quant à lui que les forces de sécurité irakiennes ne seraient pas prêtes à prendre la relève de la sécurité dans la zone avant le printemps ou l'été 2008.


Ces commentaires confirment implicitement ce que certains responsables de la Maison Blanche ont laissé entendre, à savoir que la nouvelle stratégie n'atteindra pas au moins un de ses objectifs: remettre la responsabilité de la sécurité du pays aux Irakiens au 1er novembre de cette année.


 


Bush résiste


Pour l'instant la Maison Blanche n'a montré aucun signe de vouloir céder aux pressions.


"Dans les prochains 19 jours, nous allons entendre beaucoup de choses sur ce que des gens différents recommandent ou pas", a déclaré un porte-parole, Gordon Johndroe.


Il a réitéré qu'il fallait attendre le rapport du général Petraeus et de l'ambassadeur Crocker. "Et après cela, a-t-il ajouté, le président fera son propre rapport au Congrès".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com