Un témoin-clef dans l’affaire Lockerbie affirme: J’ai menti pour incriminer la Libye






Un témoin-clef dans l'affaire de l'attentat de Lockerbie (Ecosse) qui avait fait 270 morts en 1988 a déclaré récemment à la police suisse avoir menti, selon le journal français Le Figaro.


 


Le Quotidien — Agences


"J'ai menti dans mon témoignage sur l'attentat de Lockerbie", a affirmé à la police suisse, selon le journal, Ulrich Lumpert, 65 ans, ingénieur de la société zurichoise Mebo qui avait dit reconnaître lors du procès en 2001 un fragment de retardateur destiné à déclencher une explosion.


Ce dispositif électronique avait été fabriqué par Mebo qui en avait vendu des lots à Tripoli mais affirme que l'élément en question n'était pas parmi les retardateurs acquis par les Libyens.


Selon Le Figaro, Lumpert a assuré avoir "volé" un retardateur dans le laboratoire de Mebo et l'avoir remis à un policier écossais lié à l'enquête, sans toutefois expliquer les motifs de ses agissements.


"Nous sommes soulagés", a affirmé au Figaro Edwin Bollier, l'un des fondateurs de Mebo, qui a assuré au journal avoir saisi le procureur général de Zurich.


Ce nouvel élément "accrédite une thèse entretenue par de nombreuses personnes, journalistes, magistrats et même parents de victimes: il y aurait eu ‘‘manipulation’’ dans l'enquête, pour incriminer la Libye, alors que les premières pistes menaient à un groupuscule prosyrien", écrit le quotidien.


Lors du procès, les trois juges avaient rejeté une théorie mettant en cause l'Iran, la Syrie et un groupe palestinien le FPLP-CG qui aurait agi en représailles pour la destruction accidentelle d'un avion iranien par un missile américain en juillet 1988.


Cette annonce intervient alors que Tripoli a dit espérer le retour d'un ancien agent libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, emprisonné en Grande-Bretagne pour cet attentat, après la libération en juillet en Libye des infirmières bulgares.


Ce dernier a été autorisé, fin juin, à faire appel de sa condamnation pour la seconde fois.


Le fils de Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam Kadhafi, a affirmé début août qu'un contrat d'armement avec la France et l'autorisation donnée à al-Megrahi de faire appel avaient joué un rôle important dans la libération des infirmières et du médecin palestinien naturalisé bulgare détenus depuis plus de huit ans en Libye.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com