Retour à la case départ ?






Les négociations entamées hier entre le  président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert constituent sans aucun doute un événement important qui suscite à la fois l’espoir et les inquiétudes chez les uns et les autres. L’espoir des uns de voir le problème le plus épineux de l’histoire contemporaine trouver une issue honorable et l’inquiétude des autres de voir l’histoire se répéter à la manière du mythe de Sisyphe.


Si les protagonistes ont été avares en informations sur ce round des négociations, la déclaration de Saeb Erekat, le principal négociateur de l’Autorité palestinienne, lors d’une conférence de presse tenue hier, indique que le processus n’avance pas bien qu’il ait longuement insisté  auprès des médias de ne pas axer les commentaires sur les points négatifs et d’aborder la question avec prudence et circonspection. Une phrase lancée par Erekat pourrait à juste titre constituer le baromètre des négociations. Il a notamment affirmé ceci « "Je ne souhaite pas dénigrer les négociations mais je ne veux pas non plus susciter d'espoirs",


Sans jeter l’anathème sur l’issue de ces négociations, une question s’impose : pourquoi à chaque fois les Palestiniens se trouvent-ils acculés à retourner à la case départ et à reprendre les négociations à zéro ?


Où sont passés les accords d’Oslo ? Où sont passés les accords de Charm Cheikh ainsi que les différents  accords conclus entre les deux parties ? Barak et Arafat n’avaient-ils pas effleuré un accord définitif sous la férule du Président Clinton à Wye Plantation, hormis quelques points sensibles?


N’est-il pas judicieux de prendre en considération tous ces facteurs pour faire avancer  le processus ?


Les observateurs avertis estiment que moins de 3% des accords d’Oslo ont été concrétisés sur le terrain. En d’autres termes, 97% de ces accords sont restés lettre morte et tous les efforts engagés à ce sujet ont été vains.


L’instauration de la paix dans cette région aussi sensible qu’est le Proche-Orient constitue l’espoir de tous. Or, cette  paix ne peut se réaliser sans l’engagement ferme et sincère des deux parties concernées.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com