Endommagement du pont de Bizerte : L’armateur propose une caution de 400.000 dinars






L’armateur du bateau qui a heurté récemment le pont de Bizerte propose une caution de 400.000 dinars pour lever la saisie sur le navire en attendant que la justice tranche sur l’affaire.


 


Tunis-Le Quotidien


L’affaire de l’endommagement du pont de Bizerte par un bateau, le «Savalake » battant pavillon du Letvia, mobilise les avocats des deux parties concernées,  à savoir le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire d’une part et l’armateur d’autre part. Les deux parties cherchent chacune en toute logique à sauvegarder leurs intérêts réciproques. Les deux protagonistes cherchent une solution à l’amiable. L’armateur a proposé le versement d’une caution de 400.000 dinars  pour lever la saisie sur le bateau immobilisé depuis l’incident survenu le 15 août dernier. En effet, à cette date, le capitaine du bateau, après avoir acheminé de l’argile pour la fabrication de la céramique, n’a pas su contrôler sa machine qui, en raison d’un fort courant d’eau, a heurté une partie du pont de Bizerte. L’incident n’a pas engendré de gros dégâts au niveau de  la structure du pont, mais une partie de la clôture métallique a été touchée ainsi qu’une caméra de surveillance. A l’issue de cet incident, la justice a décidé de saisir à titre provisoire le bateau en question en attendant de statuer sur le fond de l’affaire.


Selon l’avocat de l’armateur, Me Lotfi Chemli , la saisie occasionne  à son client des pertes énormes et un manque à gagner estimé à 18.000 dinars par jour. Il a présenté une requête à la justice demandant la levée de la saisie contre le versement d’une caution de 400.000 dinars, et ce, conformément à la législation tunisienne et internationale en la matière en attendant que la justice tranche sur l’affaire. L’avocat précise qu’il est important de concilier les impératifs économiques de la Tunisie et ceux de l’armateur. «Les longues procédures risqueraient de mener l’armateur vers la faillite mais également de se répercuter indirectement sur les prix du transport des marchandises vers la Tunisie si les assureurs qui paient la facture finale entrent en jeu» dit-il.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com