Semaine de la critique à la Mostra de Venise: Une ouverture parfumée à la tunisienne






En attendant la sortie officielle de «24 mesures» sur les écrans des salles obscures hexagonales, les Tunisiens Wissem Béji, producteur, et Sami Bouajila, acteur, ont choisi de tâter le terrain. La semaine de la critique à la Mostra de Venise est la bonne occasion pour présenter cette œuvre et écouter les avis des pros.


 


C’est la bonne saison pour le cinéma tunisien. Après des années de vaches maigres pour la production nationale, nos producteurs, comédiens et réalisateurs ont trouvé le bon filon pour présenter leurs efforts et pour arracher une place digne de leur énergie et leur volonté. Après Nouri Bouzid qui chapeautera le jury du festival du film d’Alexandrie et le film «Left for dead», produit par le tunisien Mohamed Najjar, c’est au jeune producteur tunisien Wissem Béji de goûter aux grands succès. A son actif plusieurs productions réussies. Ce jeune tunisien a choisi de s’adonner corps et âme au 7ème art et d’aller encore plus loin.


La nouvelle production de ce nouvel espoir du cinéma tunisien est intitulée «24 mesures», un film dont la sortie est prévue entre la fin de novembre et le début de décembre. Produit en 2006, ce film porte la signature de Jalil Lespert pour la réalisation et il réunit une pléiade de talentueux comédiens dont on cite : Lobna Azbal, Benoît Magimel…et le tunisien Sami Bouajila dont on a admiré le talent dans plusieurs films.  Le premier contact avec les médias de l’équipe de cette production intitulée «24 mesures» a au lieu hier. Deux autres projections sont à l’affiche de la semaine de la critique à la Mostra de Venise. D’ailleurs avec ces «24 mesures», le coup d’envoi de ce volet du grand festival cinématographique sera donné demain, au bonheur de notre jeune producteur. 


Dans ce film, Jalil Lespert nous invite à une balade nocturne avec Helly, jeune mère qui rêve de récupérer la garde de son fils, Chris, batteur de jazz, Marie, une provinciale qui ne se sent pas bien dans sa peau, et Didier, un chauffeur de taxi…Quatre personnes qui n’ont apparemment rien en commun, se retrouvent petit à petit ensemble lors d’une nuit blanche, une nuit mémorable, celle du 24 décembre. Cette rencontre inattendue entre quatre personnes très différentes se transformera en une quête de liberté et de joie…


A ces porteurs des couleurs tunisiennes, nous souhaitons bonne chance, en espérant voir prochainement cette production sur les écrans de nos salles obscures.


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com